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Comment la plateforme DATAtourisme facilite la création de services touristiques

DATAtourisme, dispositif porté par la DGE et Tourisme & Territoires, a pour vocation à faciliter l’accès aux données publiques d’information touristique. L’idée est que les différents acteurs du secteur puissent partager et obtenir des données au travers d’une plateforme dans une démarche d’open data. Après plusieurs années de gestation, la plateforme est désormais accessible à tous et sera très vite enrichie de nouveaux types de données. Nous avons rencontré Pascale Vinot, Chef de projet DATAtourisme, à l’occasion du salon #VEM9, afin de revenir sur les grandes étapes du projet et sur les chantiers à venir.

La plateforme DATAtourisme en chiffres, c’est quoi ?

Pascale Vinot
Pascale Vinot, Chef de projet DATAtourisme

Pascale Vinot : La plateforme comptabilise 1200 comptes actifs côté réutilisateurs de données : des entreprises PME et grands groupes, des collectivités, des CCI, des offices de tourisme, des startups et des auto-entrepreneurs. Du côté fournisseurs de données, 38 comptes ont été créés. APIDAE (SIT de traitement de l’information Touristique des Régions Rhône-Alpes, PACA, Ile de France et département du Tarn, ndlr) en fera partie en avril. Il manque deux autres bases de data et nous couvrirons la totalité de la France. 67 000 données sont disponibles. Potentiellement, ce chiffre pourrait atteindre plusieurs centaines de milliers. Il s’agit de données froides ou tièdes. Elles peuvent concerner un horaire de visite d’un musée, une activité, un lieu d’hébergement, etc. Il est possible de partager du texte, des images et des vidéos.

Pouvez-vous revenir sur les grandes étapes du projet ?

Tout a commencé en 2014, à l’initiative de Tourisme & Territoires. En 2015, la DGE nous a rejoint dans l’aventure. Cela nous a permis de prendre une dimension nationale forte et récolter des fonds gouvernementaux à hauteur de 245 000 euros. Il a fallu ensuite travailler sur l’ontologie (modèle de données représentatif d’un ensemble de concepts. L’ontologie est aux données ce que la grammaire est au langage, ndlr)  et mettre en place un système reposant sur le Web sémantique. Nous avons homogénéisé la data pour créer un langage universel. Il s’agit du même langage utilisé par Google. Puis, nous avons développé un dictionnaire avec des tables de correspondance afin de savoir à quoi correspond chaque donnée par le bais de tag. Lorsqu’un fournisseur renseigne une information, le système doit comprendre qu’il s’agit d’un horaire, d’un lieu ou d’une image. Cela permet ensuite de les ranger et de les retrouver facilement grâce aux filtres dans le moteur de recherche.

Avec qui avez-vous travaillé ?

La plateforme est née d’un travail collaboratif. En plus de la DGE et Tourisme & Territoires, nous avons mis en place des groupes de travail regroupant 40 offices de tourisme, CDT et CRT. Côté technique, nous avons travaillé avec Perfect Memory sur le Web sémantique et Conjecto pour le développement d’outils en open source.

Quel est le retour des réutilisateurs de données ?

Pour le moment, seule une centaine d’utilisateurs ont exporté des données. Cela est sûrement dû au fait que nous avons lancé la plateforme sans proposer immédiatement de boîte à outils ni de mode d’emploi. C’est pourquoi nous allons proposer de la documentation pour y remédier. Nous ne sommes que fournisseur de données brutes, nous ne fournissons pas d’API et il est vrai que les entités souhaitant réutiliser les informations doivent avoir un minimum de connaissances. C’est pourquoi nous encourageons les startups à utiliser la plateforme afin de créer de nouveaux services touristiques. C’est ce que fait Cirkwi par exemple avec ses modules cartographiques.

Pouvez-vous nous donner un autre exemple de service alimenté par DATAtourisme ?

La société Davi utilise les données de la plateforme pour alimenter ses assistants virtuels par exemple. Ils prennent le relai des offices de tourisme lorsqu’ils sont fermés. Installés à des endroits stratégiques, ces assistants permettent de renseigner les voyageurs.

Quels sont les prochains chantiers ?

Dès l’été 2018, nous allons proposer une V2 de la plateforme en proposant les données en langue anglaise. D’autres langues devraient par la suite être ajoutées. Plus tard, nous aimerions aussi compléter les informations publiques en proposant à d’autres acteurs de devenir producteur de données pour DATAtourisme.

Nous avons aussi interviewé Pascale Vinot en vidéo ici :

 
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