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Spacetrain, le train autonome et ultra rapide qui pourrait faire pâlir l’Hyperloop

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La startup  française Jacques Vaucanson, fondée en 2017, est en voie de développer Spacetrain, un train interurbain autonome et ultra rapide qui pourrait bien concurrencer l’Hyperloop. Il devrait entrer en service dès 2025. 

Face aux nouveaux enjeux de la Mobilité, la startup Jacques Vaucanson – qui a emprunté son nom à l’inventeur du XVIIIème siècle -, a imaginé « Spacetrain » : un concept de train interurbain ultra rapide, autonome, propre en énergie et 30% moins coûteux que les interurbains existants.

Spécialisée dans la recherche et le développement de systèmes robotiques autonome pour les industries aéronautiques, spatiales ou encore maritimes, la jeune pousse a ainsi créé une filiale spécialement dédiée aux transports. Douze ingénieurs se chargeront de développer Spacetrain, avec le soutien de plusieurs équipes universitaires et d’une escouade de consultants basés en France et à l’international.

Des airs d’Hyperloop ?

À première vue, le véhicule de Jacques Vaucanson s’apparente en de nombreux points au concept d’Hyperloop dont rêve Elon Musk. Complètement automatisé, Spacetrain a notamment été pensé pour se déplacer très près du sol à l’aide d’une quarantaine de coussins d’air permettant d’éviter les effets de frottement. Le prototype actuel, constitué d’une cabine pressurisée et sécurisée peut accueillir 20 à 40 passagers à son bord. Le véhicule sera propulsé par des moteurs à inductions linéaires silencieux, alimentés par des batteries embarquées qui utilisent des énergies renouvelables. Quant aux contrôles, ils seront assurés par des calculateurs et des logiciels développés en interne.

Grâce à cet assemblement, le train de Jacques Vaucanson pourra atteindre une vitesse de croisière de 540 kilomètres par heure, soit 200 de plus que la vitesse moyenne d’un TGV. Au top de sa forme, Spacetrain pourra atteindre 720 kilomètres par heure, contre les 1200 kilomètres par heure fixés pour l’Hyperloop… Mais ce véhicule n’a, pour l’instant, rien à envier aux prototypes d’Hyperloop déjà conçus : la vitesse de pointe record n’avoisine que les 460 kilomètres par heure.

En tout, le coût de développement de Spacetrain devrait s’élever à 12 millions d’euros.

Un projet mené au cœur de la France

Inspiré par le projet d’Aérotrain né de l’ambition de l’ingénieur Jean Bertin à la fin des années 60, Spacetrain se déplacera sur un monorail de 18 km en « T » inversé, comme celui construit dans la région Centre-Val de Loire à la demande de l’ingénieur. La filiale Transports de la startup Jacques Vaucanson collabore notamment avec la Direction Départementale des Territoires pour étudier la possibilité de réhabiliter cette voie expérimentale historique. Un chantier estimé à 21 millions d’euros, à la charge de la jeune pousse, pour une refonte d’une période de 2 ans. Les premiers tests commenceraient donc à partir de 2020.

Si l’ensemble des conditions restent favorables pour la startup, Spacetrain pourrait effectuer ses premiers trajets commerciaux dès 2025. La startup pense même déjà à développer une navette commerciale pouvant transporter jusqu’à 140 passagers.

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Photo d’ouverture : © Spacetrain

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2 Comments

  1. erasmus.politicus@gmail.com'
    24 septembre 2018 at 15 h 03 min — Répondre

    Spacetrain est un projet génial, car le transport rapide est la clé de l’aménagement territoriale, c’est-à-dire un aménagement de notre territoire.

    L’occasion de rouvrir des vieux dossiers qui sommeillent dans les cartons comme le projet EUROPOLE: relier les villes sièges de l’Europe entre elles: Bruxelles-Luxembourg-Strasbourg-Genève. 800 km en moins de trois heures !

    https://www.solidariteetprogres.org/documents-de-fond-7/science/avec-spacetrain-le-projet-europole.html

  2. aldebaran99_99@yahoo.com'
    Nick
    12 octobre 2018 at 23 h 51 min — Répondre

    je leur souhaite bonne chance en ces periodes de mobilité regressive : vous n’avez droit qu’au vélo ! L’automobile n’a plus le droit de citer, le train est devenu hors de prix , et on n’est meme plus capable de construire une seule ligne de TGV.

    Ou alors il faut qu’ils ailllent en Chine. La bas on croit encore en la technique Plus en France hélas !

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