Home»E-COMMERCE»Face à la libéralisation du rail en France, Trainline joue la carte de l’agilité

Face à la libéralisation du rail en France, Trainline joue la carte de l’agilité

À l’occasion de la future ouverture à la concurrence du marché ferroviaire français, TOM s’est entretenu avec la directrice France et Benelux de Trainline pour en savoir plus sur la stratégie d’adaptation de l’entreprise. 

Alors que la France doit ouvrir son marché ferroviaire à la concurrence d’ici 2023, Trainline est l’une des entreprises qui vont devoir se préparer à ce bouleversement. Travaillant main dans la main avec la SNCF depuis de nombreuses années, le service de réservation de trajets en trains et bus se dit prêt à accueillir les offres de nouveaux transporteurs.

Pour cause, l’entreprise collabore déjà avec 183 opérateurs ferroviaires et de bus à travers l’Europe. « Certains d’entre eux sont même de potentiels entrants sur le marché français », précise Audrey Détrie, directrice France et Benelux de Trainline. D’un autre côté, Trainline se prépare également à accompagner les clients durant cette transition afin de les aider à mieux appréhender l’arrivée de toutes les nouvelles offres.

Un challenge qui ne fait pas peur à Trainline

audrey-detrie-directrice-france-trainline
© Audrey Détrie, directrice France et Benelux de Trainline

« À chaque fois que l’on intègre un nouveau transporteur, c’est un nouveau mini challenge, déclare Audrey Détrie. La libéralisation du rail en France sera donc une étape clé pour Trainline, qui aura la tâche de faire connaître les nouvelles offres tout en les présentant de manière optimale, dans leur ensemble et de manière transparente pour les voyageurs. « Ce sont les points les plus importants de l’ouverture à la concurrence, en termes de technologie », confie la directrice.

Mais la plateforme de réservation n’a pas beaucoup à craindre, laisse entendre Audrey Détrie. « En matière d’ouverture à la concurrence, nous avons déjà de l’expérience en Italie, en Allemagne ou encore au Royaume-Uni, affirme t-elle, et nous portons dans notre ADN une expertise technologique qui nous permet d’être agiles : sur les 600 personnes travaillant chez Trainline, la moitié sont des ingénieurs » et l’équipe ne cesse de s’agrandir, confie la directrice.

Pour Trainline, l’enjeu lié à la libéralisation du marché ferroviaire est donc de suivre les statistiques de vente, de rester à l’affut des technologies émergentes et d’écouter les besoins de leurs clients, un point qui a toute son importance dans le développement de la plateforme. « C’est de cette façon que nous avons commencé à proposer des trajets en bus, par exemple, ou bien Trainline for Business », explique Audrey Détrie.

L’occasion de développer de nouvelles fonctionnalités pour les clients ?

Avec ou sans l’ouverture à la concurrence du rail, le rôle de Trainline est de faire en sorte que les gens prennent davantage le train. « Nous développerons des fonctionnalités si le besoin s’en fait sentir » commente la directrice France et Benelux de l’entreprise. La branche française de Trainline s’inspirera peut-être de l’outil de prédiction des prix installé sur la plateforme britannique, qui a d’ailleurs fait économiser 10 millions d’euros en 7 mois aux voyageurs en Grande-Bretagne. Au Royaume-Uni, Trainline a également développé un agent nommé BusyBot, qui permet aux voyageurs de déclarer en temps réel s’il y a de la place dans leur voiture pour faciliter le trajet des personnes qui vont monter à bord.

Mais en matière de technologie, Trainline compte surtout se concentrer sur la connexion aux APIs des nouveaux transporteurs et à l’intégration des nouvelles propositions de trajets. « Nous continuerons à optimiser notre service de guichet unique, car cette notion nous apporte une vraie valeur ajoutée », déclare Aurélie Détrie. La mission principale de Trainline se trouve donc surtout dans l’accompagnement des clients, notamment par la création de pages explicatives sur la plateforme, détaillant toutes les nouvelles modalités, tarifs, horaires, rôles des transporteurs, etc. Et ce, « en plusieurs langues, pour aider autant les touristes américains que chinois, par exemple », a expliqué la directrice. D’autant plus que 25% des ventes de train enregistrées par Trainline en France sont générées par des étrangers.

Ainsi, l’ouverture à la concurrence du marché ferroviaire en France ne semble pas faire vaciller l’entreprise. En attendant l’heure de ce basculement économique et structurel, Trainline a même entamé son déploiement hors d’Europe. La plateforme de réservation de train a récemment signé un partenariat avec le Japan Travel Bureau pour vendre des billets jusqu’au pays du Soleil-Levant via le Japan Rail Pass.

À lire aussi : 

Photo d’ouvertue : ©  Trainline (YouTube)

Previous post

HyperloopTT va développer une ligne commerciale en Chine

Next post

Les avions sans pilotes et les drones de livraison feront-ils l’aviation de demain ?

No Comment

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *