Home»BUSINESS TRAVEL»GBTA Masterclass : quelles sont les applications de la blockchain?

GBTA Masterclass : quelles sont les applications de la blockchain?

GBTA-masterclass_blockchain
Les mots clés des participants à la fin de la conférence sur la blockchain

Comme chaque année, GBTA a organisé sa masterclass estivale afin d’aider les membres de l’association à appréhender les mutations du secteur. L’une des conférences portait sur la blockchain et ses possibles applications dans le voyage d’affaires.

Pour expliquer à l’assistance ce qu’est la blockchain et quelles sont les initiatives qui existent aujourd’hui, GBTA a fait appel aux étudiants de l’ESCAET. Sur scène, ils ont donné plusieurs applications concrètes de cette technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle.

La blockchain dans la réservation

Première application possible de la blockchain : permettre aux professionnels du Tourisme de devenir des OTA. C’est en tout cas l’ambition de la startup Winding Tree qui collabore avec Lufthansa. La volonté de la compagnie aérienne est d’ouvrir son API (interface de programmation) afin de laisser la possibilité à d’autres sociétés de vendre des billets d’avion. La blockchain permet de sécuriser le processus grâce à son caractère infalsifiable.

Une application de la blockchain qui pourrait bien redistribuer les cartes de la distribution et casser les monopoles de certains acteurs. C’est d’ailleurs l’ambition de la société BTU Protocol, qui a pris la parole pour parler de son protocole blockchain open source permettant d’effectuer des réservations décentralisées. Vidal Chriqui, cofondateur, a partagé son ambition : « Nous voulons éclater le pouvoir de Booking ». Pour cela, la jeune société veut donner la possibilité à tout à chacun de créer sa plateforme de réservation. « Demain, tom.travel pourrait très bien vendre du voyage », a-t-il illustré sur scène…

La blockchain dans les programmes de fidélité

Les étudiants de l’ESCAET ont ensuite expliqué comment la blockchain pourrait permettre aux voyageurs d’utiliser leurs points de fidélité auprès de plusieurs acteurs du secteur. Ils ont évoqué la collaboration entre la startup Loyyal et la ville de Dubaï qui veulent récompenser les bons comportements des habitants grâce à cette technologie.  Cathay Pacific et Asia Miles ont quant à eux collaboré avec Accenture afin de permettre à leurs clients d’utiliser leurs miles auprès de restaurateurs hongkongais. Comme les données inscrites dans la chaîne de blocs sont codées, seuls les acteurs concernés peuvent comprendre ce qu’il s’y passe. Il est ainsi possible de retranscrire ses points d’une entreprise à une autre.

La blockchain dans le tracking des bagages

Autre application possible de la blockchain : le tracking des bagages. IATA a mis en place la résolution 753 qui a pour but d’éradiquer la perte des valises. Les étudiants ont expliqué que la technologie repose sur la lecture de puce RFID, sur la lecture optique et l’intelligence artificielle. Toutes les données étant stockées sur la blockchain. « Un tel système permet de mettre en place un référentiel et d’informer les voyageurs », ont-ils déclaré.

La blockchain dans le contrôle d’identité

Civic est une startup qui propose aux voyageurs de stocker et de partager leurs documents d’identité dans une application user-friendly et sécurisée. C’est l’utilisateur qui partage lui-même ses informations, sans passer par un intermédiaire. Un exemple qui montre que la chaîne de blocs peut donc être utile lors des contrôles à l’aéroport mais aussi en arrivant à l’hôtel par exemple. SITA collabore avec Shocard sur ce sujet. Elle ambitionne de stocker toutes les informations biométriques sur la blockchain, afin de mettre en place une vérification indépendante sans compromettre la confidentialité des données.

La blockchain dans la gestion des litiges

Enfin, dernière application dévoilée par les étudiants de l’ESCAET : la gestion des litiges lors de retards de vols par exemple. Pour illustrer ce point, Laurent Benichou, Directeur R&D d’AXA GIE, est venu parler de Fizzy, l’assurance mise en place par la société. Le service repose sur la blockchain Ethereum, conçue pour permettre la réalisation de smart contracts. Les smart contracts permettent de déclencher une action sur le modèle « if this then that ». Ainsi, dans le cas de Fizzy, si le vol d’un voyageur a plus de 3h de retard, une procédure d’indemnisation est automatiquement déclenchée. Un système qui permet d’aller beaucoup plus vite selon Laurent Benichou. « Notre technologie est APIsée. Les compagnies aériennes peuvent donc facilement l’implémenter pour automatiser le process », a-t-il expliqué. En revanche, Axa ne propose pas d’indemnisation pour l’annulation de vol pour le moment.

A lire également :

Previous post

Google : la vitesse de chargement des pages sur mobile devient un critère de référencement

Next post

Pyrénées2Vallées ambitionne de fidéliser ses visiteurs grâce à PayinTech 

No Comment

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *