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À Nice, Uber remplacera les bus qui ne roulent pas en soirée

Dans le cadre d’un projet pilote d’un an, Uber va compléter l’offre de la Ligne Azur, régie de transports de Nice. Le service de VTC assurera la correspondance entre les zones non desservies en soirée et les stations de tramway de la ville.

Tandis que la métropole niçoise dispose d’une ligne de tramway en fonctionnement jusqu’à 2h30 du matin, les 17 lignes de bus en correspondance avec cette ligne s’arrêtent à 20 heures. Une situation peu pratique pour les 50 000 abonnés des transports de la Ligne Azur. Pour y remédier, Nice proposera une offre de transport individuel au prix fixe de 6 euros, via Uber, aux usagers qui se rendent en tramway dans l’une des zones desservies le jour par les bus, explique Philippe Pradal, le premier adjoint de la ville de Nice, à Le Monde.

Bénéfique pour les Niçois, cette initiative est aussi l’occasion pour Uber de s’imposer un peu plus dans l’univers du Transport urbain. « Nous avons développé une technologie qui nous permet d’offrir à tous les abonnés, qui quittent six stations spécifiques du tramway pour se rendre dans une des zones choisies avec la métropole niçoise, ou qui se rendent de ces zones vers ces stations, de bénéficier de cette offre abordable », précise Alexandre Droulers, chargé des offres de mobilités d’Uber en Europe. « Cette offre multimodale doit permettre d’améliorer l’attractivité des transports publics en cœur des villes, où il est le plus pertinent », ajoute-t-il.

Un pilote prometteur

Au niveau du financement, la plateforme de VTC s’est alliée avec la régie niçoise pour former un budget de 30 000 euros. Grâce à cette enveloppe, les deux partenaires régleront au chauffeur la différence entre le prix acquitté par l’abonné et le prix réel de la course, indique Le Monde. « Si [l’enveloppe] s’épuise rapidement, nous saurons que cela fonctionne, estime Philippe Pradal.  Nous avons l’intuition que cela peut fonctionner, notamment en fin de semaine, mais nous manquons aujourd’hui de données précises. Demain, grâce aux données recueillies, nous pourrons, si nécessaire, lancer un appel d’offres ouvert à d’autres opérateurs de VTC ou de taxis », projette-t-il.

Ce type de projet, valorisant le transport complémentaire, rappelle les initiatives menées par des sociétés comme Keolis. Avec l’appui de Navya, la société canadienne s’est en partie spécialisée dans le transport de « dernier kilomètre », faisant la correspondance entre les zones desservies par les réseaux de transports locaux de et celles qui ne le sont pas. Le succès de la navette autonome de Navya, déjà en circulation dans plusieurs villes en France et outre-Atlantique, prouve l’intérêt des villes pour ces offres multimodales et personnalisées.

Selon Alexandre Droulers, Uber est en discussion avec d’autres villes pour développer ce type de service complémentaire.

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Photo d’ouverture :  © Uber (flickr)

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