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Wizway souhaite généraliser la Mobilité sans contact en France puis en Europe

Suite à son lancement en 2015, le service de ticketing sur smartphones NFC de Wizway a passé une série de tests concluants et séduit quelques-uns des plus grands réseaux de transports français. À l’occasion du Salon Européen des Mobilités 2018, TOM a interviewé Louis Brosse, CEO de Wizway Solutions, pour faire le point sur les ambitions et projets à venir de l’entreprise. 

Qu’est-ce qui a changé depuis votre lancement, en 2015 ?

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Louis Brosse, CEO de Wizway Solutions

Louis Brosse : En décembre 2015, lors de l’annonce de lancement du service, nous promettions de rendre possible la jonction entre deux mondes très différents : le monde du smartphone et celui de la Mobilité. Aujourd’hui, notre ADN est totalement inchangé, nous étendons progressivement notre service en ayant parfaitement gardé la même trajectoire : permettre à l’ensemble des opérateurs de la Mobilité en Europe de délivrer un service 100% mobile. À Lisbonne ou à Varsovie, nous voulons que les voyageurs puissent avoir leur carte de transport dématérialisée sur le smartphone, de manière totalement transparente et invisible. Nous voulons aussi aider à banaliser l’utilisation des transports collectifs pour des raisons écologiques et rendre les transports partagés plus faciles d’accès. Car la Mobility as a Service, ce n’est pas seulement les véhicules autonomes ou les services de covoiturage, c’est d’abord le fait de pouvoir accéder facilement aux transports, d’avoir de l’information pour savoir comme je vais d’un point A à un point B et d’obtenir facilement des tickets pour permettre aux voyageurs d’être constamment en situation régulière et d’avoir confiance dans les transports. Et si, pour l’instant, nous travaillons avec des transporteurs opérant dans de grandes métropoles, nous souhaitons que notre technologie s’applique à des réseaux plus réduits, tout simplement car les mobilités ne concernent pas que les grandes villes…

Quel constat tirez-vous des tests que vous avez menés à Strasbourg ?

Cela fonctionne très bien et cela car notre sujet prioritaire est de garantir le bon fonctionnement de notre technologie. La phase de tests que nous avons menée auprès de la Compagnie des Transports Strasbourgeois a été concluante : le service est opérationnel pour tous les voyageurs, d’où qu’ils viennent en France. Plusieurs milliers d’utilisateurs ont bénéficié de notre service et nous n’avons eu aucune plainte ou pas de réclamation client. Si jamais il y a un problème, nous identifions le téléphone avec lequel le service ne marche pas sur notre plateforme. De cette manière, le problème arrive à un seul client, mais pas à deux !

Comme le monde des Télécoms est compliqué, il nous a fallu établir toute une stratégie de tests qui a aboutit à l’interdiction de certains téléphones sur notre plateforme. Beaucoup d’appareils ne sont en fait pas aux normes européennes ou ne sont tout simplement pas compatibles avec notre technologie. Nous avons déjà vu passer 39 types de constructeurs sur notre plateforme, dont quelques uns n’ont pas validé les tests. Cependant, ces derniers sont souvent des « petites » marques. En tout cas, nous sommes en relation et travaillons avec les modèles de téléphone de la grande majorité des constructeurs. Par ailleurs, nous vérifions aussi, évidemment, que Wizway fonctionne sur les systèmes des réseaux de transports concernés.

Suite à ce succès, quels sont vos nouveaux projets en cours et à venir ?

Il y a plusieurs éléments. Notre métier est de proposer notre service au plus grand nombre, ainsi nous sommes en passe d’étendre notre service avec les trois grands opérateurs mobiles français (Orange, Bouygues et SFR, Ndlr). Le deuxième élément, c’est une nouvelle opération de mobilité en partenariat avec le réseau Transpole géré par Keolis. Après Strasbourg, nous lançons donc le service dans la métropole de Lille : fin décembre 2018 ou début janvier 2019, notre technologie devrait intégrer les cartes de transport Pass Pass du réseau Transpole. En partenariat avec Île-de-France Mobilités, nous travaillons également à la dématérialisation du passe Navigo pour l’autonome prochain. À terme, nous cherchons évidemment à étendre Wizway sur l’intégralité de la France, puis dans ses pays limitrophes. Je pense notamment au Benelux, à l’Italie, au Portugal ou encore à l’Espagne.

Outre CTS, Transpole, la RATP et la SNCF, qui sont les transporteurs voulant intégrer Wizway ?

Tous les acteurs qui acceptent des cartes de transports sur leur système nous ont soit choisis, soit regardent avec intérêt notre solution. La totalité des villes françaises de plus de 150 000 habitants sont intéressées par Wizway Solutions. Cela est d’ailleurs pertinent puisque notre service rend possible le passage à un service de voyage 100% mobile.

Comment vous positionnez-vous face à la concurrence ?

Il n’existe pas vraiment d’autre solution industrielle comme la nôtre qui permette aux téléphones mobiles d’émuler les cartes de transport. Je dirais que nous sommes plutôt en avance de phase, au niveau européen. Sinon, je vois des solutions complémentaires à la nôtre plutôt que de la concurrence : il y a d’autre façons de « faire du mobile ».

Que vous apporte la présence de Wizway sur le Salon Européen des Mobilités ?

Ce salon est un lieu où tous les acteurs et industriels de la Mobilités, les décideurs et les élus sont présents. Cela nous permet donc de discuter avec les personnes intéressées par Wizway, mais aussi de rassurer le monde de la Mobilité quant à l’arrivée de ce type de technologies sur leur marché.

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Photo d’ouverture : © Wizway Solutions

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