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A quoi ressemblera le voyage d’affaires en 2030 ? (Partie 2)

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SAP Concur vient de publier une étude intitulée « Voyage d’affaires 2030 » dans laquelle le spécialiste du Travel & Expense esquisse un futur du secteur. Dans sa deuxième partie, l’accent est mis sur les partenariats, la sécurité, l’écologie et le paiement.

Après s’être interrogé sur le rôle des données dans le prédictif et la personnalisation dans le voyage d’affaires, SAP Concur affirme qu’en 2030, le rôle des partenariats sera d’autant plus important. Les entreprises traditionnelles auront tout intérêt à se lier aux acteurs de la « nouvelle économie ». L’étude donne l’exemple d’Airbnb qui collabore par exemple avec le Musée d’Histoire Naturelle de Londres.

« De plus en plus de voyageurs sont en quête d’autres modes d’hébergement pour des séjours longue durée et des relocalisations. Nous savons que les voyages d’affaires revêtent un caractère extrêmement solitaire. C’est la raison pour laquelle les voyageurs sont de plus en plus demandeurs d’expériences personnalisées. », déclare David Holyoke, responsable international chez Airbnb for Work.

En travaillant entre eux, les acteurs du voyage d’affaires pourront échanger des données et ainsi proposer les avantages de la vie personnelle lors des déplacements professionnels selon l’étude.

Un devoir de protection toujours présent

SAP Concur explique que les avis divergent quant aux risques que courront les voyageurs d’ici 2030. Concernant les voitures autonomes, 80% des travel managers nord-américains se disent inquiets à l’idée qu’elles soient utilisées par les voyageurs selon une enquête GBTA. Une information que vient contredire un rapport de KPMG sur les véhicules connectés et autonomes qui prévoient que d’ici 2030, ces types de véhicules pourraient sauver plus de 2 500 vies et éviter plus de 25 000 accidents graves au Royaume-Uni.

Dans un contexte d’insécurité, la communication restera primordiale. « Si en 2027, des attentats comparables à ceux de 2015 à Paris se produisent, l’entreprise ne saura pas où se trouvent ses employés si elle n’adopte pas une approche similaire à celle des TMC, qui permet de savoir qui est concerné, qui est sur les lieux, qui est censé s’y rendre et qui rentre. », explique Adrian Parkes, PDG de GTMC. Une problématique qui ne devrait pas disparaître, car même si la technologie permet d’améliorer la manière de communiquer, les employés continueront de se déplacer pour signer des contrats. Là encore, ce sont les données récoltées qui pourront aider les entreprises à savoir où se situent les voyageurs et s’ils sont en danger.

Réduire l’empreinte carbone

Avec un trafic aérien toujours plus important en 2030, l’empreinte carbone des entreprises devrait elle aussi décoller. « Les initiatives visant à privilégier les avions les moins gourmands en carburant aideront les entreprises à atteindre leur objectif carbone. », décrit l’étude. Certains systèmes de réservation prennent déjà en compte ce genre d’informations pour aider à y voir plus clair. Le recours à l’électrique dans les transports terrestres jouera également un rôle.

Des bureaux flexibles

Avec les nouvelles exigences des employés en termes de satisfaction au travail et les nouvelles technologies permettant de travailler d’où l’on veut, la flexibilité des voyageurs d’affaires prendra toujours plus d’importance. Portés par les jeunes générations, « Les gens commencent à quitter les grandes villes et à vouloir travailler à distance », estime Pierre-Emmanuel Tetaz, Vice-président Senior EMEA chez SAP Concur. Le rôle de la TMC sera aussi de conseiller le voyageur sur ses déplacements afin de contribuer à son bien-être.

La blockchain ou le futur du paiement

Selon SAP Concur, la blockchain sera vraisemblablement utilisée pour garantir l’échange sécurisé de données fiables d’ici 2030. « Nous avons besoin d’une technologie comme la blockchain permettant aux voyageurs d’être propriétaires de toutes leurs données (visas, passeports, programmes de fidélité, cartes bancaires et préférences de voyage) et de les gérer dans le cadre du grand livre infalsifiable », estime Christopher Baker, Directeur Général EMEA Nord chez SAP Concur. A condition que certains problèmes technologiques soient résolus et que la technologie soit adoptée par les acteurs du secteur.

« Les échanges de données ou de paiements entre plusieurs parties seront beaucoup plus fiables et bien moins chers du point de vue back-end. Les réservations pourraient gagner en fiabilité. Les paiements et les itinéraires pourraient être synchronisés sur tous les systèmes et la vérification d’identité pourrait être plus précise. », complète Jon Har-Wen,  Architecte Domaine du Service Innovation et Développement de nouveaux produits de CWT.

L’étude donne un exemple dans l’aéronautique, celui de la compagnie aérienne russe S7 Airlines  qui a annoncé en juillet dernier le lancement d’une plateforme blockchain pour l’automatisation des opérations commerciales. Basée sur le protocole Ethereum, elle permet d’organiser l’échange de données par le biais de contrats intelligents. « Les paiements sont effectués par Alfa-Bank, qui reçoit les informations sur les opérations exécutées depuis le nœud réseau connecté à la blockchain privée. Le cycle de transaction (génération d’une demande de paiement, vérification de la solvabilité du compte, prélèvement des fonds et mise à jour du statut) est automatique. Les règlements s’opèrent donc désormais en 23 secondes, contre 14 jours auparavant. », explique l’étude.

Dans sa conclusion, SAP Concur rappelle que la donnée est au centre de toutes les évolutions technologiques. « Au début de ce rapport, nous avons indiqué que les déplacements professionnels étaient en pleine mutation. C’était un euphémisme. Nous sommes en effet à l’aube d’une nouvelle ère, et pas seulement dans le monde des voyages d’affaires. »,  conclut l’étude.

Retrouvez la 1ère partie de l’article ici
Vous pouvez retrouver l’étude complète ici

Photo d’ouverture : Helena Lopes

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