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A quoi ressemblera le voyage d’affaires en 2030 ? (Partie 1)

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SAP Concur vient de publier une étude intitulée « Voyage d’affaires 2030 » dans laquelle le spécialiste du Travel & Expense esquisse un futur du secteur. Dans sa première partie, l’accent est mis sur l’utilisation des données qui aliment le prédictif, l’IA et la personnalisation.

« Des taxis qui volent, des Hyperloops, des véhicules autonomes, des avions régionaux électriques… Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère dans le domaine des déplacements professionnels. », écrit SAP Concur dans l’introduction de son étude. Dans une ère où les technologies évoluent de manière exponentielle, tous les secteurs peuvent changer de visage en très peu de temps. Pourtant, certaines choses n’auront pas changé en 2030 selon l’étude : « Les professionnels devront toujours  voyager pour gagner la confiance de leurs clients et les employeurs assumer leur devoir de protection pendant que leurs employés parcourent le monde ».

La technologie pour prévoir et prévenir

Dans sa première partie, SAP Concur explique que d’ici 2030, la manière de réserver aura en toute logique évoluée. Les voyageurs d’affaires utiliseront des outils autonomes, des interfaces conversationnelles numériques, le Big Data et l’intelligence artificielle. En plus d’améliorer l’expérience, ces outils permettront de réduire le coût des perturbations. Le prédictif jouera un rôle important car, à l’avenir, il faudra s’attendre à davantage de perturbations à cause d’un engorgement des infrastructures.

 « Nous ne maîtriserons jamais la météo. Mais d’ici 2030, nous devrions être en mesure de limiter son impact grâce à des procédures de réservation plus intelligentes et à des systèmes de gestion des perturbations fonctionnant sur la base de données générées par les voyageurs d’affaires. », explique l’étude, complétée par Jo Dobson, Directrice des ventes au Royaume-Uni et en Irlande pour Carlson Wagonlit Travel : « L’IA existe depuis les années 1970, mais son utilisation dans le domaine des voyages d’affaires était impossible en raison des coûts ».

L’intelligence artificielle aura également un rôle d’aide à la décision lors de la planification d’un voyage. Elle étudiera automatiquement les meilleurs itinéraires possibles en prenant en compte les préférences du voyageur. Un scénario qui peut paraître effrayant et pourtant, SAP Concur rappelle qu’il y a quelques années, nous conduisions avec une carte routière posée sur le côté passager. Nous n’imaginions pas que nous nous laisserions guider par des satellites de navigation.

Mais pour que de tels systèmes fonctionnent, ils doivent être alimentés par les comportements passés des voyageurs et leurs préférences. D’ici là, les réponses aux questions relatives à la propriété des données devront être trouvées. Selon Christophe Baker, Directeur Général EMEA Nord chez SAP Concur, elles appartiennent aux voyageurs : « Chaque personne doit être le propriétaire de ses propres données, s’agissant notamment des passeports, des numéros de carte bancaire, des programmes de fidélité et des préférences personnelles. Les acteurs du voyage d’affaires font et feront toujours face à un défi colossal : ils ont besoin des données des individus et de la permission de ses derniers pour se les échanger entre eux. » Pour contribuer à l’évolution des outils, ces voyageurs devront donc accepter de partager leurs informations.

La technologie pour connaître les voyageurs

SAP Concur explique ensuite qu’en 2030, les voyageurs voudront une expérience personnalisée. « Selon moi, les prestataires et les TMC qui ne seront pas en mesure de personnaliser l’expérience connaîtront de sérieuses difficultés. », explique Jo Dobson. Une nécessité pour attirer et conserver les talents dans quelques années.

L’étude déclare que pour proposer cette personnalisation, le standard NDC devra évoluer, ou du moins, être adopté massivement. La norme développée par IATA permettra-t-elle de modifier très rapidement l’itinéraire d’un voyage professionnel ?, s’interroge SAP Concur. Elle devra connaître en tout cas quelques améliorations afin de s’adapter au secteur du voyage d’affaires.

Dans le futur, l’enjeu sera de maintenir l’équilibre entre la personnalisation et l’intrusion, dans un monde régi par les processus automatiques. Selon l’étude, il ne faut pas imposer la personnalisation, mais montrer son intérêt pour que les voyageurs veuillent l’adopter.

Vous pouvez retrouver l’étude complète ici

Photo d’ouverture : Christian Fregnan

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