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Dès 2020, les véhicules autonomes pourraient parcourir les routes françaises

Le gouvernement français souhaite faire rouler les véhicules autonomes sur ses routes dès 2020. Pour ce faire, il a mandaté Anne-Marie Idrac, spécialiste des Transports, afin de développer une stratégie de déploiement des véhicules sans chauffeur. Un projet visant à faire de la mobilité autonome une réalité. 

Dès 2020, les conducteurs français pourraient croiser des véhicules autonomes sur les routes. C’est en tout cas ce que souhaite le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui a mandaté la « haute responsable pour la stratégie nationale de développement des véhicules autonomes » Anne-Marie Idrac en vue d’obtenir des recommandations pour déployer la mobilité sans chauffeur. Au programme, évolution du cadre législatif, régulation des expérimentations et cybersécurité sont abordés afin de préparer le terrain de manière optimale.

Une série de mesures définies…

Publié ce lundi, le document remis par Anne-Marie Idrac présente une série de mesures à rapidement mettre en œuvre pour autoriser la circulation de véhicules autonomes de niveau 3 (le chauffeur peut déléguer la conduite au véhicule mais prendre contrôle à tout moment) et de niveau 4 (le véhicule est en autonomie complète, sur certaines routes seulement). Sans surprise, l’un des grands points abordés concerne la question de la responsabilité en cas d’accident. Un sujet qui est au cœur des préoccupations depuis les déboires d’Uber et de Tesla. Entre le conducteur, le constructeur et le fournisseur du logiciel, « à qui revient la charge » reste encore à déterminer par les groupes de travail prévus à cet effet. Ces derniers se pencheront également sur l’adaptation du code de le route aux véhicules autonomes et devraient proposer des recommandations adéquates d’ici la fin de l’année.

En ce qui concerne la phase expérimentale des engins autonomes, le rapport suggère que la responsabilité des tests soit assumée par le titulaire de l’autorisation. Une mesure visant à simplifier la mise en place d’examens et encourager les constructeurs et développeurs à s’approprier le marché de la mobilité autonome. D’ailleurs, le cadre législatif devrait être adapté pour autoriser les tests sans chauffeur attentif dès 2019. L’accès à la data produite par les véhicules autonomes, quant à lui, sera encadré par la Loi d’orientation des mobilités (LOM), présentée d’ici cet été. Ainsi, les assureurs ou organismes de gestion du trafic pourront avoir accès à ces précieuses données.

…mais un grand nombre de chantiers

Si le gouvernement semble prêt à concentrer ses efforts pour faire de la mobilité autonome une réalité, le rapport recense une trentaine de chantiers à mener d’ici 2020-2022. Le temps presse et de nombreuses questions se posent encore concernant les infrastructures, le financement ou encore la cartographie…

Photo d’ouverture : © Renault

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