Home»TRANSPORT»Comment MyTripTailor souhaite-t-il démocratiser le tourisme d’itinérance ?

Comment MyTripTailor souhaite-t-il démocratiser le tourisme d’itinérance ?

Comment-My-Trip-Tailor-souhaite-t-il-uberiser-le-tourisme-d-itinerance ?

Fruit de la collaboration entre Alliance Réseaux, la Caisse des Dépôts et Michelin, la plateforme MyTripTailor souhaite démocratiser le tourisme d’itinérance.

À l’heure où le tourisme d’itinérance connaît un regain d’intérêt chez les voyageurs, MyTripTailor entend rendre cette pratique accessible au plus grand nombre. « Choisir la thématique, découper l’itinéraire en étape, contacter les différents refuges, vérifier les disponibilités, etc. Organiser un séjour en itinérance aujourd’hui est une tâche chronophage à moins de passer par un prestataire spécialisé », constate Pascal Cotte, COO de MyTripTailor. Et si passer par un tour opérateur permet de faciliter la planification, le coût de cette prestation n’est pas accessible à tous. De plus, elle ne répond pas aux attentes du voyageur qui, personnalisation oblige, souhaite de plus en plus être autonome lors de l’organisation de son voyage. « Avec MyTripTailor, on répond à ce besoin d’autonomie en proposant au voyageur l’accès à un catalogue de destinations en itinérance », souligne le COO. Combinant un large choix de destinations de qualité et une organisation simplifiée, MTT ambitionne de révolutionner le tourisme d’itinérance, en permettant au voyageur de créer un circuit sur mesure en quelques clics. « Une fois la sélection réalisée, l’utilisateur reçoit son roadbook par email qu’il peut télécharger ou imprimer », précise Pascal Cotte. Ce guide permet au voyageur de visualiser l’ensemble de son parcours ainsi que les différentes étapes et activités qui le composent. Le coût de l’autonomie s’élève à 5 % du panier d’achats avec un plafond maximum fixé à 50 €.

60 000 km de parcours sur le sol français d’ici fin 2018

Initiative portée par Alliance Réseaux, la Caisse des Dépôts et Michelin, regroupés au sein de la société Mon Tour en France, la plateforme MyTripTailor (MTT) est depuis avril 2017 une vitrine qualitative de l’offre touristique proposée par les territoires. « MyTripTailor propose actuellement 92 itinéraires et 500 étapes qui ont été construits en collaboration avec les territoires, les labels et les fédérations », explique le COO de MyTripTailor. Affichant 22 000 km de parcours pour l’heure, MTT ambitionne de couvrir 60 000 km d’itinéraires sur le sol français, soit 250 produits touristiques, d’ici la fin de l’année 2018. L’objectif de la plateforme étant de réunir les destinations les plus iconiques de France. Si les territoires et les fédérations ont contribué à l’élaboration des différents itinéraires, Michelin a profité de l’occasion pour numériser l’ensemble de son expertise en matière de tourisme d’itinérance. Des informations accumulées par l’entreprise depuis plus de 100 ans, qui prennent la forme de points d’intérêts sur les cartes éditées par MyTripTailor.

Fédérer les acteurs pour développer le tourisme d’itinérance

Si la plateforme est née pour répondre à un besoin des consommateurs, MyTripTailor présente également un intérêt pour les OTA. « Si l’on propose des itinéraires entièrement personnalisables, il est également envisageable de proposer des produits touristiques d’experts du secteur », déclare Pascal Cotte. L’occasion pour les spécialistes du tourisme d’itinérance de diffuser leurs parcours emblématiques — Saint-Jacques de Compostelle, GR10, GR20, etc. — sur la plateforme MyTripTailor.

MTT propose également plusieurs forfaits aux destinations et appuie son offre sur plusieurs modèles économiques. L’idée n’étant pas de raisonner en termes de concurrents mais plutôt de collaborateurs pour soutenir une branche de l’industrie du Tourisme. « On constate une évolution des mentalités de la part des destinations notamment qui saisissent de mieux en mieux l’importance du digital et de la collaboration public-privé. MTT peut leur apporter son expertise en termes de technologies, de contenus et plus largement de trafic », souligne Pascal Cotte. Sur un modèle proche de l’affiliation, MyTripTailor propose par exemple aux destinations d’intégrer et de diffuser ses itinéraires, comme le tour du Mont-Blanc, sur le site de l’office du tourisme et de partager les revenus lorsqu’une réservation est effectuée. La destination peut ainsi bénéficier d’une source de revenus supplémentaire.

Autre modèle destiné aux offices disposant de plus de moyens : la mise à disposition de l’outil de création d’itinéraires. Celui-ci permet à une destination de profiter du digital pour proposer de nouveaux services en ligne. « Nous proposons un abonnement qui ouvre l’accès au service pendant 3 ans. Le coût est évidemment variable et va dépendre de la taille du territoire, de la durée de l’utilisation ou encore du nombre d’itinéraires à réaliser », détaille Pascal Cotte. Pour un département, il estime le coût de cet abonnement aux environs de 20 000 euros. Les régions et les destinations font preuve d’enthousiasme vis-à-vis de cette solution, car elle leur offre une totale autonomie par la suite. Les hôteliers, quant à eux, bénéficient d’un référencement gratuit sur la plateforme. « Lorsque nous identifions et préparons un itinéraire, nous allons logiquement contacter l’hébergeur le plus proche du parcours afin de le référencer dans notre guide », explique Pascal Cotte. Du pain béni pour les hôtels, sachant que le touriste itinérant consomme entre 20 et 25 % de plus qu’un voyageur traditionnel, selon MyTripTailor.

Expansion européenne et optimisation de l’expérience utilisateur

Souhaitant étoffer son catalogue de parcours, MyTripTailor ambitionne également de faire croître son trafic. « On espère regrouper 2,5 millions de visiteurs sur notre site d’ici la fin de l’année, c’est pourquoi on investit beaucoup en référencement et en marketing », affirme le COO. Mais le marketing ne constitue pas le seul levier de notoriété pour la plateforme. Ayant accès à un florilège de données, les équipes de MTT affinent leur connaissance en matière de comportement touristique. Pas question cependant de revendre les données à des tiers, la société se présente comme un fervent défenseur de la vie privée. « Notre but premier est de proposer une offre digitale pertinente. Lorsque l’on constate que des produits touristiques fonctionnent bien — les châteaux de la Loire à vélo, l’oenotourisme en Bourgogne, l’Auvergne en moto — notre seule envie est de pouvoir faire découvrir ces parcours au plus grand nombre », déclare Pascal Cotte. En 2018, les objectifs sont clairs pour les équipes de MTT : faire connaître, faire adhérer et convertir. Et si MyTripTailor n’envisage pas de revendre les données qu’elle récolte, la société n’écarte pas l’idée de recourir un jour à l’IA pour automatiser une partie des processus et en optimiser l’efficience.

Photo d’ouverture : © MyTripTailor 

A lire aussi :

Previous post

L'aéroport d'Abu Dhabi installe des capteurs pour gérer les files d'attentes

Next post

Instagram développe son service pour les professionnels

1 Comment

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *