Home»E-COMMERCE»ComScore fait le point sur les usages numérique qui impactent le voyage en Europe

ComScore fait le point sur les usages numérique qui impactent le voyage en Europe

ComScore vient de publier une étude concernant les usages numériques impactant l’industrie du voyage en Europe. Un rapport dont les indicateurs peuvent se révéler précieux pour les acteurs du Tourisme. 

Dépenses en ligne, fréquence de visites, emploi des applications mobiles… Voilà les sujets qu’aborde ComScore dans sa nouvelle étude sur les usages numériques liés à l’industrie du voyage en Europe. Le cabinet d’analyse y livre  quelques indicateurs concernant les tendances et les schémas de comportement vis-à-vis du commerce de voyage en ligne. Un rapport dont les données proviennent des utilisateurs français, allemands, italiens, espagnols et anglais.

La France et le Royaume-Uni, des cibles à surveiller de près

Si les dépenses en ligne sur les sites de voyage ont augmenté partout en Europe depuis l’année dernière, la France est le pays sur lequel les acteurs du Tourisme devraient concentrer leurs efforts.  Avec plus de 62% de croissance entre janvier 2017 et janvier 2018, les Français sont de plus en plus friands de voyages. Les allemands, quant à eux, sont les plus dépensiers (459 euros par acheteur en janvier 2018) mais n’ont augmenté leurs dépenses que de 24% par rapport à l’année précédente. C’est l’Italie qui enregistre le plus faible score, en gardant sensiblement le même budget (352 euros par acheteur) en 2017 qu’en 2018.

 

En termes d’audiences, le Royaume-Uni mène la course. Sur les 42 millions de digital users anglais, 39 millions ont visité des sites de voyage en ligne en un an. Cela représente près de 94% de la population numérique du Royaume-Uni. Sans surprise, le pays fait partie de ceux dont la proportions d’utilisateurs hyperactifs sur les sites de voyage est la plus large (13%), suivi de près par les Français et les Espagnols (11%).

Problème de comportements  

Dans des pays comme le Royaume-Uni, les utilisateurs ont tendance à régulièrement visiter les sites de voyages mais en n’y restant que peu de temps. En France, le schéma est inversé. Un constat révélant donc deux comportements divergents à analyser par les acteurs du Tourisme dans le potentiel but d’adapter, de personnaliser leurs solutions selon les populations auxquelles ils s’adressent.

Et si le comportement utilisateur diffère d’un pays à l’autre, il varie également selon les supports digitaux. Premier constat : moins les utilisateurs passent de temps à parcourir un site de voyage sur PC, plus ils exploitent leur smartphone, un comportement « inversement corrélé » qui s’applique quelque soit le pays. Dans tous les cas, c’est le desktop qui rafle la mise et ce, en particulier au Royaume-Uni où les potentiels voyageurs passent plus d’une heure par mois à explorer sur leur ordinateur les sites de voyages, contre une demi-heure passée sur leur smartphone.

Enfin, bien que la mobilité séduise de plus en plus d’internautes et accompagne les nouvelles générations, les applications du Tourisme peinent à remplir leurs objectifs face aux sites web. Selon ComScore, les sites web qui enregistraient une audience de plus d’un million de visiteurs uniques en janvier 2018 sont au nombre de 51. Les applications mobiles, elles, ne sont que 12.

Un bilan qui n’a, au final, rien d’anormal puisque les sites web et les applications ne sont pas utilisés pour les mêmes fins : tandis que les voyageurs utilisent leurs ordinateurs pour réaliser leurs transactions, les applis mobiles sont exploitées pour les recherches plus spontanées.

Photo d’ouverture : © pxhere

Previous post

Uber Elevate : les premiers vols commerciaux prévus pour 2023

Next post

Sweet Inn déploie les serrures intelligentes Nuki dans ses 400 appartements

No Comment

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *