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Comment la recherche vocale va-t-elle modifier la visibilité des marques

Yext est une entreprise spécialisée dans le « digital knowledge management ». Elle aide les entreprises à rendre leurs informations disponibles sur toutes les plateformes, dont les enceintes connectées. TOM a interrogé Franck Negro, Managing Director Southern Europe de Yext, pour connaître l’enjeu de la recherche vocale pour les entreprises, notamment dans le Tourisme.

Si les interfaces vocales sont encore à l’état embryonnaire, de nombreuses études démontrent que dans quelques années, la recherche vocale devrait prendre une toute autre place dans notre vie. Les chiffres sont parlants :

-43,6 millions d’enceintes intelligentes devraient s’écouler aux États-Unis en 2018, soit une hausse de 60 % par rapport à 2017
– en 2020, 50% des recherches Google se feront par la voix
-30% de la navigation Web se fera sans écran d’ici 2020

Selon Franck Negro, Managing Director Southern Europe de Yext, tous ces chiffres vont augmenter au fil des années et la recherche vocale continuera son expansion sur mobile. « Nous allons assister à l’explosion de la recherche contextuelle. Les phrases que nous formulerons seront plus complexes, plus en adéquation avec notre volonté », explique t-il. Franck Negro pense que les freins actuels sont d’ordre technologique et culturel. Des progrès sont à réaliser en termes de reconnaissance du langage. En revanche, l’on devrait rapidement s’habituer à entendre des personnes parler à haute voix à leur smartphone. « D’ailleurs, c’est ce qui s’est passé à l’arrivée du kit main libre. C’était étrange d’entendre quelqu’un parler tout seul. Aujourd’hui, nous sommes habitués », continue t-il.

La question de l’identité de marque

Avec les interfaces vocales, nous allons passer d’un moteur de recherche à un moteur de réponse selon le Managing Director Southern Europe de Yext. Il ne va pas renvoyer vers un site Web, mais donnera la réponse directement. C’est d’ailleurs ce qu’a commencé à faire Google avec son Knowledge Graph, ces réponses directement affichées dans les résultats. Mais cela ne devrait pas changer les logiques de référencement pour le moment. Les résultats qui arriveront en premiers seront les plus pertinents ou les plus chers payés. Les marques devront en revanche fournir plus d’efforts pour apparaître parmi les premières et seront davantage sous pression.

Franck Negro explique qu’un moteur de recherche repose sur trois éléments qui seront exacerbés avec les interfaces vocales. D’abord, l’interface utilisateur. Dans le cas des interfaces vocales, tout se jouera du côté de la compréhension du langage naturel afin de fournir un résultat rapide. Deuxième élément : l’algorithme qui a pour but de fournir la meilleure des réponses possibles. Enfin dernier élément : les données qui doivent être riches, fiables et structurées. Selon lui, la recherche vocale ne va pas modifier l’anatomie d’un moteur de recherche.

« Seuls les GAFA et les BATX peuvent influer sur les deux premiers points. Les marques ont quant à elles une marge de manœuvre sur leurs données. Dans le Tourisme, l’e-reputation aura encore plus d’importance », explique Franck Negro. Avec la voix, il n’y aura de la place que pour le résultat n°1. Les marques devront donc miser sur la pertinence ou sur leur porte-monnaie.

 

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