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Conseil pour la cybersécurité du Transport Aérien : le Gouvernement agit contre les intrusions malveillantes

Afin d’aider les acteurs de l’Aérien à mieux appréhender les cyberattaques visant le secteur, un Conseil pour la cyber-sécurité du Transport Aérien a été instauré, le jeudi 12 avril.  

Jeudi dernier, le Gouvernement français a mis en place un Conseil pour la Cyber sécurité du Transport Aérien (CCTAA) afin de faire barrage aux « tentatives d’intrusions malveillantes dans les systèmes d’information » de l’aviation civile. Composé de 14 membres (ANSSI, ministères de l’Intérieur, des Armées et des Transports, Airbus, Dassault Aviation, Safran, Thales, GIFAS, Groupe ADP, Air France, DSNA, FNAM, et l’UAF), le CCTA souhaite coordonner les services de l’Etat, les constructeurs, les équipementiers, les exploitants et les fédérations professionnelles tout en servant de point de référence pour les acteurs de l’aviation civile. Selon Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, le Conseil « sera l’entité de coordination des positions nationales pour influencer sur la constitution, le contenu et la portée des textes européens et internationaux dans le domaine de la cybersécurité », a-t-elle déclaré dans un communiqué. « Il sera également le forum de discussion pour interpréter et organiser la mise en œuvre de ces textes », a-t-elle ajouté.

Trois piliers pour agir 

Présidé par le directeur général de l’Aviation civile Patrick Gandil et co-présidé par le directeur général de l’ANSSI pour le secteur de l’Etat, la direction d’Airbus pour le secteur Industriels et la direction du Groupe ADP pour le secteur Opérateurs, le CCTA reposera sur les travaux de trois comités techniques :

  • Le CT1 : « risques cyber », chargé de tenir à jour une hiérarchie des risques pouvant affecter la filière du transport aérien ;
  • Le CT2 : « impact », chargé de proposer des mesures d’atténuation de ces risques, en tenant compte de l’impact de ces mesures (sûreté, économie,… ) ;
  • Le CT3 : « réglementation », chargé de formuler des projets de textes nationaux et déployer une stratégie d’influence auprès des instances internationales.

« Le Conseil s’appuiera sur une méthodologie d’analyse et de hiérarchisation des menaces et des impacts, puis des risques », a expliqué Elisabeth Borne. « Il vise à élaborer les pratiques les plus efficientes pour gérer les cyber-risques existants et émergents qui auront vocation à être portées dans les enceintes internationales compétentes. » Les acteurs du secteur de l’Aérien peuvent ainsi compter sur le soutien du CCTA pour faire face aux cybercrimes.

Photo d’ouverture : Flicker © École polytechnique – J.Barande

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