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Culture : comment la billetterie est-elle en train de se transformer avec le digital ?

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Il y a quelques jours, Clic France organisait un atelier intitulé « Billetterie, prédiction, gestion des flux et des données : l’innovation au service du meilleur accueil des publics ». L’occasion de s’interroger sur l’impact du numérique dans la transformation de la billetterie.

« Le terme de billetterie est désuet » : le ton a été donné dès le début de l’atelier par Jérôme Irand, Consultant Culture du créateur de solutions digitales métier, Klee Group. Désuet, car les visiteurs ne sont plus forcément dotés de billets papiers. Désuet, car les systèmes des établissements culturels permettent aujourd’hui de gérer les flux et la communication en plus de la partie billetterie. C’est notamment le cas du Musée d’Orsay qui a récemment lancé un projet de modernisation de sa billetterie qui durera de 3 à 5 ans. L’établissement réfléchit à la mise en place d’un CRM relié à la billetterie et à un dispositif RFID.

Alexandre Poltoratzsky, Directeur Commercial d’Irec, un éditeur de solution de gestion de public pour les musées et parcs de loisirs, a complété l’intervention en expliquant que la billetterie a vocation à s’enrichir. Demain, un musée ou un site historique pourra être capable de proposer la réservation d’un restaurant ou d’un hébergement.

L’exemple de la Maison Hennessy, qui permet de découvrir les cognacs du même nom, est parlant : 100% des billets pour les visites sont achetés en ligne dont 75% sur mobile, bien souvent avant de se rendre sur le lieu. Alexandre Poltoratzsky a rappelé la nécessité de proposer la vente en ligne avant de devenir dépendant des plateformes telles que Viator, comme les hôtels le sont avec les OTA.

Une plateforme pour les réserver tous

Ce fut ensuite le tour de la startup Patrivia, une plateforme de réservation de monuments français, de prendre la parole. La jeune pousse s’est rendue compte qu’il n’existait pas encore de billetterie centralisée pour les sites culturels. Il y a bien Viator, mais la liste des établissements est loin d’être exhaustive. Christian Clarke de Dromantin a évoqué quelques chiffres : aujourd’hui il existe 44 000 monuments et sites protégés et 8000 musées en France. Un million de billets d’entrée sont vendus chaque année. Et pourtant, 99% des châteaux et musées n’ont pas de système de réservation en ligne. Selon lui, il est grand temps que cette situation change.

La startup a déjà convaincu 200 châteaux et musées. Elle espère signer avec 400 sites supplémentaires d’ici la fin de l’année. Pour le moment, l’internaute est renvoyé sur Patrivia lorsqu’il souhaite effectuer une réservation. A terme, le module de réservation pourra être ajouté directement sur le site. « Les offices de Tourisme sont particulièrement intéressés par notre solution », a précisé Christian Clarke de Dromantin.

Un réseau social comme billetterie

La startup Europass aide les sites touristiques français à être présents sur WeChat, l’application chinoise qui comptabilise plus d’un milliard d’utilisateurs. Il faut dire que dans l’empire du milieu, tous les services que nous utilisons n’existent pas. Waidu remplace Twitter, Baidu remplace Google, Youku remplace Youtube, Alibaba remplace Amazon et WeChat Facebook. WeChat est particulièrement intéressant pour les acteurs de la Culture, puisque les Chinois achètent déjà tout  sur l’application, dont les entrées pour le musée dans leur propre pays.

Nicolas Groelly, Directeur du développement chez EuroPass, a expliqué qu’il ne sert à rien de traduire son application mobile en chinois, puisque la population n’a pas accès au Play Store et à l’Apple Store à cause du Grand Firewall de Chine. Il faut donc chercher plutôt à s’adapter aux usages des Chinois.

EuroPass collabore notamment avec Disneyland Paris afin que les touristes puissent acheter leurs billets d’entrée dans un univers qu’ils connaissent et dans leur devise. Il leur suffit de présenter le billet sur leur smartphone sans avoir à gérer la barrière de la langue. Quand l’on sait qu’un musée comme Orsay prévoit l’arrivée de 15 millions de Chinois d’ici 2030, il devient pressant d’investir ces plateformes.

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Photo d’ouverture : Justine Camacho

 

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