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Quand IBM rend les œuvres d’art intelligentes

A l’occasion du salon Museum Connections, IBM et la Pinacothèque de São Paulo sont revenus sur leur collaboration dans le projet « La voix de l’art ». Grâce à l’intelligence artificielle, les deux sociétés ont littéralement fait parler les œuvres d’art.

Nous en parlions en avril dernier. Dans le cadre du centième anniversaire d’IBM Brazil, l’entreprise s’est associée avec la Pinacothèque de São Paulo afin de proposer aux visiteurs du musée une expérience inédite. Avec l’application intitulée « La voix de l’art » créée par IBM, les visiteurs de la Pinacothèque peuvent discuter avec les œuvres d’art.

En introduction, IBM a rappelé qu’en 2016, le Forum Economique a défini l’intelligence artificielle comme 4e révolution industrielle. IBM et São Paulo sont des partenaires historiques. Paulo Vicelli, Directeur des relations institutionnelles de la Pinacothèque de São Paulo a expliqué qu’il a fallu choisir 8 œuvres représentatives. Pour alimenter Watson, l’intelligence artificielle d’IBM, l’équipe en charge du projet l’a d’abord connecté à Internet afin qu’elle collecte le plus d’informations sur les œuvres. Mais elle s’est vite rendu compte qu’il fallait un contrôle des données récoltées. Il a donc fallu nettoyer les informations. Ensuite, ce sont les professionnels de la Pinacothèque qui ont intégré leurs connaissances. Six mois ont été nécessaires pour l’apprentissage.

Watson a réponse à tout

Pour cette expérience, la Pinacothèque distribue des iPhone aux visiteurs qui sont notifiés lorsqu’ils peuvent utiliser l’outil. Ils peuvent ensuite poser des questions à haute voix pour en savoir plus sur les œuvres. L’œuvre leur répond ensuite, comme si elle était vivante. « Au départ les conservateurs étaient un peu perplexes face à cette technologie. Mais ils ont compris qu’il s’agissait d’un outil complémentaire aux audio-guides »,  a déclaré Paulo Vicelli. Il a expliqué que certaines fois, l’intelligence artificielle n’était pas en mesure de répondre à la question posée. Mais ce qui est puissant avec Watson selon lui, c’est que l’IA comprend l’intention derrière les interrogations. Ainsi, elle a toujours quelque chose à répondre. L’équipe de la Pinacothèque rajoute au fur et à mesure manuellement les informations qu’il manque.

Pour le moment, l’outil n’est disponible qu’en Portugais. Mais IBM et la Pinacothèque espèrent rapidement ajouter d’autres langues. Le plus important était de faire venir la population locale. Paulo Vicelli a rappelé que 74% des brésiliens n’ont jamais mis un pied dans un musée.

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