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Pourquoi le principal musée des beaux-arts du Danemark ouvre ses données aux startups

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© Statens Museum for Kunst

A l’occasion du salon Museum Connections, une intervention du principal musée du Danemark consacré aux beaux-arts, le Statens Museum for Kunst, a permis d’en savoir plus sur son projet SMK Open. Il consiste en l’ouverture de ses données pour favoriser l’innovation et la création de services autour de ses collections.

Pour se faire connaître, le Statens Museum for Kunst, le plus grand musée consacré aux beaux-arts au Danemark, ne compte plus seulement sur lui-même. Il y a un an, l’établissement a lancé le projet SMK Open avec un objectif : rendre accessibles  toutes ses données au public afin d’en faire profiter les personnes ne pouvant se rendre au musée ou les startups souhaitant créer des services. « Nous cherchons à développer notre présence en ligne, a déclaré Jonas Heide Smith, Directeur du digital du musée. Il nous importe peu que nos données soient exploitées à des fins commerciales, du moment que nos collections soient diffusées ». Jonas Heide Smith a donc expliqué que la plateforme est accessible aux humains mais aussi aux bots (applications, services…). Le projet a été lancé pour 4 ans.

Vizgu, le Shazam des œuvres d’art

Dans le cadre de ce projet, le musée a collaboré avec des développeurs danois afin de créer Vizgu en septembre dernier, une application qui permet d’obtenir des informations sur une œuvre en la pointant avec son mobile. Le visiteur peut accéder à du texte et à un audioguide ou choisir de sauvegarder le contenu pour plus tard. « C’est une interaction non intrusive et donc intéressante », a avancé le Directeur du Digital.

Pourtant, l’équipe du musée n’a pas été totalement convaincue de l’application. D’abord parce qu’elle nécessite d’avoir de la place dans son téléphone et une connexion Wi-Fi, ce qui est plutôt contraignant. De plus, en quelques mois d’essai, l’application n’a collecté que 8500 scans d’œuvres, pour une moyenne de 5 à 10 scans par jour. Insuffisant pour l’équipe. « Cela nous a montré que le public ne vient pas forcément au musée pour apprendre des choses sur les œuvres… », a déploré Jonas Heide Smith.

Une expérience enrichissante

Cette première expérience avec des développeurs a tout de même été utile pour le Statens Museum for Kunst. « Cela nous a montré qu’il est facile de développer un service rapidement. Entre le moment où nous avons contacté des développeurs et sa mise en route, seuls 3 mois ont été nécessaires », a-t-il continué. Selon lui, cette rapidité est due au fait que les données soient facilement accessibles. Quant à la charge de travail, il assure que 150 heures de travail seulement ont été fournies de la part de l’équipe du musée. « Un investissement faible en cas d’échec », a expliqué le responsable du digital.

Si l’équipe a été mobilisée pour ce projet-ci, elle ne compte pas l’être pour toutes les idées émises par les startups. Les entreprises sont donc libres de développer ce qu’elles veulent. Si un projet attire vraiment son attention, alors peut-être que le musée s’impliquera. Interrogé par TOM, Jonas Heide Smith a même affirmé que le musée ne se préoccupe pas de la manière dont les startups utilisent les données des visiteurs. Une confiance nécessaire pour favoriser l’innovation.

 

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