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Startups du tourisme : que sont-elles devenues ? (1ère partie)

Au fil des années, TOM a pu rencontrer et interroger de nombreux projets d’entrepreneurs dans le Travel et les nouvelles technologies. Depuis leur dernière prise de parole, que sont-elles devenues ? Nous avons sélectionné une dizaine de startups pour nous raconter l’évolution et les nouveautés de leurs projets. Voici les premiers propos recueillis, classés par ordre alphabétique.

Air Indemnité

Interrogée lors de l’IFTM Top Résa 2016, la startup – qui propose un service d’indemnisation aux voyageurs aériens dont les vols rencontrent des incidents (retard, annulation, surbooking) – venait tout juste de lancer son système de push par mail automatisé. Aujourd’hui cette offre est disponible sur l’ensemble des réseaux d’agences de voyages partenaires, comme Selectour, nous précise Anne-Laure Hery, CMO d’Air Indemnité. « Grâce à cette démarche proactive, l’expérience client des voyageurs est bonifiée. Plutôt que d’attendre les réclamations de clients, suite à un incident, les OTA prennent les devants grâce à notre fonctionnalité automatisée et informe le voyageur des démarches à suivre pour toucher une indemnité. Une valeur ajoutée appréciée », ajoute la CMO. L’année 2017 a été également fructueuse pour Air Indemnité qui, en plus d’enregistrer une croissance de 130% sur son canal web, a connu une importante couverture médiatique. Invitée par Capital sur M6, Sept à Huit sur TF1 et dans plusieurs émissions de radio, notamment sur Europe 1 ou France Inter, la jeune pousse a vu sa visibilité et sa notoriété s’accroître considérablement. Quant au modèle économique d’Air Indemnité, il repose sur la rémunération via une commission sur l’indemnité proposée au voyageur de l’ordre de 30%, payé par le voyageur, sauf condition exceptionnelle du partenariat établi.

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© Selene Avocats

Depuis janvier 2017, la startup est également partenaire de MasterCard. « Le but de la collaboration est de proposer l’offre Air indemnité aux banques partenaires pour compléter l’offre en matière d’assurances de voyages comprises dans les cartes bancaires », explique Anne Laure Hery. Pour l’heure, le service est intégré à la carte Platinum, une offre haut de gamme distribuée par LCL qui se situe entre la Gold et la World Elite. Dans cette configuration, le voyageur touche 100% de l’indemnisation car il ne paie pas de commission. Quant aux compagnies aériennes, l’élaboration de partenariat reste pour le moment difficile. La CMO nous confie que les acteurs de l’aérien perçoivent le service d’Air Indemnité d’un mauvais œil, alors que la startup affirme se positionner comme un tiers de confiance qui vise à réenchanter le voyage en améliorant l’expérience du voyageur. D’une dizaine de collaborateurs l’an dernier, la jeune pousse est passée à plus de 35 juristes pour assurer son service. Bien que certaines tâches soient automatisées, le niveau actuel de développement de l’IA ne permet pas à Air Indemnité de fournir un service qualitatif au même titre qu’un humain, qui doit échanger avec plusieurs intermédiaires ou encore analyser des pièces justificatives.

CLAPNCLIP 

La jeune pousse qui propose de réaliser des films publicitaires pour les acteurs du Tourisme à partir des vidéos tournées par les voyageurs poursuit son développement. En début d’année, elle projetait de rejoindre le Welcome City Lab Paris, d’effectuer une levée de fonds et de fusionner avec un concurrent. Contacté par TOM, Ronan Noel, le fondateur, nous raconte l’évolution des projets. « Nous avons intégré la promo de Février du Welcome City Lab (WCL). L’atout principal pour nous, c’est de pouvoir approcher des grands comptes grâce à une meilleure visibilité et légitimité. Récemment, la compagnie des Alpes est venue pitcher au WCL. Ça a été plus facile pour moi de venir les démarcher, d’autant plus qu’on a la station des Ménuires, qui fait partie du réseau, en client ». Quant à la levée de fonds et la fusion, elles ne sont plus d’actualité pour la jeune pousse qui est cependant fière d’avoir validé son modèle économique après 2 ans d’existence. En attendant que son portefeuille client Travel s’étoffe, la startup peut compter sur son savoir-faire en tant que boîte de production pour arrondir les fins de mois. L’objectif est désormais d’enrichir la relation avec les clients existants, comme Marco Vasco ou encore MSC Croisières et de poursuivre la signature de grands comptes.

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Memotrips

En juillet 2015, la startup – qui propose aux vacanciers un service de carnet de voyage digital via son application avec possibilité d’impression à leur retour – était en discussion pour nouer des partenariats avec un acteur mondial du Tourisme et deux réseaux d’agences de voyage pour de la marque blanche. Elle enregistrait 400 carnets de voyage et 720 utilisateurs mensuels de la plateforme. Pour développer sa communication, elle recherchait également à réaliser une levée de fonds. Aujourd’hui, Aurélien Caruel, le PDG Memotrips, confie à TOM que la plateforme enregistre 11 000 carnets et 35 000 utilisateurs par mois en moyenne. « Côté nouveautés, le site internet et l’application Android permettent aux utilisateurs d’ajouter de la vidéo à leur carnet de voyage digital. Pour les utilisateurs d’iOS, il faudra patienter jusqu’à février 2018 pour en profiter », explique le responsable.

memotrips_carnet_voyage_digital

Aurélien Caruel affirme également être en train de développer l’offre de supports imprimables. « Un livre photo au format A5 et à la couverture souple sera bientôt disponible au tarif approchant la douzaine d’euros. Ce support viendra s’ajouter au modèle A4 rigide existant disponible pour 27,90€, l’idée est de pouvoir proposer un support imprimable aux personnes qui ont un petit budget », précise Aurélien Caruel. Quant au modèle économique de la jeune pousse, il jongle sur deux tableaux. En B2C, Memotrips se rémunère grâce à une commission touchée pour chaque impression réalisée (calendrier, carte postale, livre photo, etc.). Mais depuis septembre 2016, la startup a développé une offre à destination des professionnels du Tourisme en marque blanche. Un service adopté par TravelCoach. « Une déclinaison de cette offre est proposée en « marque grise » qui redirige le client d’une agence de voyages par exemple vers un sous domaine de Memotrips », explique Aurélien Caruel. La startup a également réalisé une modeste levée de fonds de 30 000€, qui a été l’opportunité de mettre à jour son application et son site web. Quant au développement de la communication, le PDG affirme l’avoir effectué grâce à une présence sur de nombreux événements dédiés aux professionnels de l’industrie (IFTM, Salon du carnet de voyage, etc.).

Waynote

Waynote propose au travers de son application un service d’édition de contenus culturel et touristique sous la forme d’un audio-guide destiné aux usagers de l’autoroute grâce à un système de géolocalisation. En janvier 2016 lors de notre dernier échange, la jeune pousse déclarait rechercher le modèle économique le plus viable pour le projet. Une tâche facilitée par l’entrée de Waynote au sein de l’accélérateur The Bridge. Presque deux ans plus tard, avec désormais 5000km d’autoroutes couvertes par sa nouvelle version de l’application lancée à l’été 2016, le développement de la startup semble en bonne voie. Fabien Apheceix, co-fondateur de Waynote confie à TOM que l’accélérateur leur a permis de challenger leur modèle économique et d’en trouver un plus tangible. A leur sortie, The Bridge est devenu actionnaire minoritaire du projet. Après avoir rejoint IGNfab au printemps 2016, Waynote a été lauréate de l’appel à projet ESA BIC Sud France en 2017, un programme d’accélération et de financement de projet de l’Agence Spatiale Européenne.

Waynote_audioguide_culturel_trajet_autoroute

Imaginée à la base comme une offre B2C, Waynote existe désormais en tant que service B2B2C. « La valeur ajoutée du projet résidant dans l’édition de contenus exclusifs, on se place comme un nouveau support de communication intéressant pour les annonceurs. Nous maintenons cette volonté de mettre en avant les contenus des territoires et autres acteurs culturels auprès des automobilistes qui parcourent la France, mais on se concentre sur une nouvelle offre pour développer notre audience, et la leur », précise Fabien Apheceix. Alors que les véhicules connectés représentent un sujet important chez les constructeurs automobiles, Waynote souhaite désormais proposer son service en marque blanche auprès des acteurs de la mobilité connectée et des gestionnaires d’infrastructures autoroutières. « Plusieurs entreprises se sont montrées intéressées par l’offre et nous poursuivons actuellement les négociations », précise le co-fondateur. Si les accords se concrétisent, les annonceurs qui communiqueront via Waynote verront leur audience décuplée considérablement. « L’opportunité de toucher plusieurs centaines de millions d’automobilistes par an », ajoute t-il. Pour ces derniers, la mise en place d’un tel service permettra de faire évoluer l’expérience de voyage, qui débutera dès le trajet en voiture. Un challenge plus qu’intéressant. « Un touriste étranger sur deux visite la France en voiture. Quant au français, ils sont 80% à utiliser leur voiture pour partir en vacances », conclut le co-fondateur.

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