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Dossier : Quand les véhicules autonomes digitaliseront l’expérience de voyage

La Google Car

Depuis quelques années, le développement des véhicules autonomes s’accélère. Alliant Big Data, Intelligence Artificielle, objets connectés et autres technologies émergentes, les véhicules sans chauffeurs participent activement à la digitalisation du monde et du Tourisme. A terme, ils seront utilisés pour renforcer la sécurité, améliorer l’expérience voyage ou encore pour rendre les villes écoresponsables. Dans cette course à l’innovation automobile, les spécialistes du secteur s’affrontent et se heurtent aux GAFA, mais surtout, trouvent des idées toujours plus révolutionnaires.

Le concept du véhicule sans chauffeur est loin d’être inédit. Les premiers tests remontent d’ailleurs au début des années 1970 et ont été plutôt prometteurs. Par la suite, le développement des véhicules autonomes a été largement boosté par l’évolution des capteurs et des processeurs numériques. Niveau techno, les véhicules sans chauffeurs sont dotés de caméras, de radars, de sonars, de lidars (télédétection par lasers) et de divers autres capteurs connectés permettant de récolter toutes les données nécessaires à leur fonctionnement. Des logiciels spécialisés se servent de cette importante masse de data pour reconstituer l’environnement et la situation routière en 3D par reconnaissance des formes. Ajoutez à cela quelques algorithmes alimentés par l’Intelligence Artificielle et le Machine Learning, utilisés pour décider de l’action à réaliser sur les commandes du véhicule, et vous obtenez un engin capable de se déplacer de manière autonome, sans l’aide de quiconque à son bord. Les utilisateurs ne peuvent qu’être rassurés lorsqu’ils savent que les voitures autonomes développées par le laboratoire OpenAI d’Elon Musk apprennent à conduire en jouant à GTA…

Si les systèmes de conduite autonomes actuels se montrent très efficaces, comme le prouve le succès de la navette de Navya, certains spécialistes de l’Automobile n’hésitent pas à introduire d’autres technologies au sein du schéma. C’est le cas de Toyota qui pense à utiliser la blockchain, à l’origine utilisée pour la monnaie virtuelle Bitcoin, afin de renforcer la sécurité des données exploitées par ses voitures autonomes.

Plus les technologies progressent, plus les systèmes sont performants et plus les constructeurs ont des idées… Aujourd’hui, le véhicule autonome est décliné en multiples formes. Il existe des voitures, des taxis, des navettes, des trains et des bus sans chauffeurs.

Le changement des villes commence par la mobilité autonome

Dubaï, Las Vegas, Lyon… Pour beaucoup de grandes villes, la course à la digitalisation est lancée. Le prix de la « meilleure smart city » est en jeu. Touristiques et fort peuplées, ces villes intelligentes sont les plus enclines à accueillir les moyens de transports autonomes, qui s’intègrent parfaitement aux paysages citadins et modernes. En 2016, Lyon adoptait sa première navette autonome. Dans l’incontournable quartier de Greenwich ou à l’aéroport, Londres teste aussi la mobilité autonome. Les objectifs de toutes ces métropoles sont les mêmes : moderniser les aires urbaines, fluidifier les flux de transports et offrir aux citadins et aux voyageurs de nouvelles expériences pour un déplacement plus rapide, connecté et personnalisé. La mobilité autonome est également gage d’écologie et d’accessibilité pour les populations vieillissantes et isolées. Cette année, le premier train sans chauffeur et sans rail a vu le jour dans la préfecture de Zhuzhou en Chine, afin de faciliter le déplacement des habitants et de limiter les moyens de transports polluants. Au Québec, le déploiement de la navette autonome Arma dans le Comté Les Moulins permet de rendre les quartiers plus « green » et plus écoresponsables. La question de la sécurité routière est également l’un des challenges que les constructeurs et les villes tentent de surmonter grâce aux véhicules autonomes. De nombreuses études rapportent que la majorité des accidents de la route sont dus à l’erreur humaine. Naturellement, pour les GAFA et les visionnaires, la robotisation et l’autonomisation des transports serait la solution idéale, si tant est que les technologies de conduite autonome soient infaillibles… L’année dernière, l’une des voitures autonomes d’Uber a été impliquée dans un accident, forçant l’entreprise à suspendre ses tests.

Un challenge en cache bien d’autres

Si le concept même du véhicule autonome n’a plus besoin d’être rediscuté, ce n’est pas le cas de l’environnement dans lequel il évoluera dans les prochaines années. Les villes devront changer leurs infrastructures routières, repenser les circuits de bus, penser celui des navettes autonomes et adapter la signalisation. Parallèlement, les constructeurs automobiles et les villes devront collaborer pour lutter contre le piratage des systèmes de conduite autonome ainsi que la surveillance illégale des nombreuses données récoltées à travers les villes, qui pourraient compromettre la sécurité routière et les informations privées des passagers. Les contrats et lois concernant la responsabilité des chauffeurs, qui n’existeront plus, devront également être remaniés. En effet, les assureurs seront très impactés par cette révolution du secteur Automobile et devront déterminer qui sera fautif en cas d’accident. Enfin, face à la réticence de nombreux automobilistes et de passagers à laisser le contrôle total à leur véhicule, les jeunes constructeurs automobiles font face à un double challenge : ne pas se laisser engloutir par les GAFA ayant acquis une notoriété écrasante au fils des années et gagner la confiance des consommateurs afin de faire valoir l’efficacité et la fiabilité de leurs véhicules.

Les automobilistes ont toujours rêvé d’autonomie

Au-delà des changements d’équipements routiers et des modifications législatives, les véhicules autonomes promettent un renouvellement complet de l’expérience des automobilistes et des passagers à bord. Fini, les longs trajets chronophages. Les automobilistes ne conduiront plus, ils se laisseront conduire. C’est là que les progrès en matière d’objets connectés entrent en jeu : intégré aux véhicules autonomes, l’IoT permettra de connaître les passagers à bord et les accompagnera, jusqu’à leur destination, vers une expérience de voyage entièrement personnalisée. Alors, le véhicule deviendra une plateforme de software pour les marques qui pourront atteindre leurs consommateurs au sein même de leurs trajets. Cela permettra aux passagers de personnaliser leur véhicule et ainsi de personnaliser leur voyage. À titre d’exemple, Waynote, qui informe les voyageurs sur les régions qu’ils traversent, offre une expérience culturelle divertissante aux passagers et pourrait tout à fait être intégré. La personnalisation est aujourd’hui très sollicitée par les globe-trotteurs, pour qui le rapport au temps sera chamboulé. Les personnes en déplacement n’auront plus à organiser leurs activités en fonction des contraintes imposées par les transports et la conduite : elles pourront étaler leurs occupations sur leur temps de trajet.

En route vers le Transport du futur

Si les véhicules autonomes ont la cote, il en est de même pour tous les autres véhicules à l’allure futuriste. Le plus révolutionnaire d’entre eux pourrait être l’Hyperloop, le projet de « train supersonique », relancé par Elon Musk en 2013. Propulsé à une vitesse de 1220 km/h dans des tubes à basse pression, l’Hyperloop permettra aux voyageurs de transiter entre Los Angeles et Las Vegas en près de 30 minutes. Un train ultra-rapide qui promet donc de concurrencer les moyens de transport les plus rapides connus à ce jour, tels que l’avion. Dubaï prévoit par exemple d’accueillir l’Hyperloop dès 2020. En parallèle, des entreprises comme Uber, Airbus, Aeromobil ou encore la société chinoise EHang veulent introduire des voitures volantes sur le marché. Si certaines s’apparentent fortement à d’énormes drones, d’autres sont de véritables automobiles, auxquelles sont intégrées des ailes d’avion déployables à volonté. Ici encore, Dubaï est sur le front. La smart city espère transformer sa flotte de taxis roulants en armada de taxis volants… Grâce à la mobilité du futur, les automobilistes et les globe-trotteurs profiteront d’une expérience de voyage beaucoup plus accessible, rapide, confortable, sécurisée et surtout, personnalisée.

Ce dossier a préalablement été publié dans le Mook#5

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