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Europacity, un complexe de loisirs ambitieux mêlant physique et digital

europacity2Prévu pour 2024, Europacity est un complexe de loisirs et de commerces qui ouvrira ses portes dans le Triangle de Gonesse (Val-d’Oise), entre les aéroports du Bourget et de Roissy. Soutenu par le gouvernement, le projet verra le jour grâce à un investissement privé de 3,1 milliards d’euros de la part d’Auchan et du groupe chinois Wanda. Parcs de loisirs, boutiques, hôtels, salles de spectacle, parc aquatique et piste de ski, le complexe prévoit de rassembler toutes les offres touristiques au même endroit. La construction sera lancée en 2019. A l’approche des Entretiens de Vixouze qui auront lieu le 7 et 8 septembre prochain, TOM a interviewé David Lebon, Directeur du Développement du projet Europacity.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le projet Europacity ?

David Lebon, Directeur du Développement du projet Europacity.

David Lebon : Europacity est un projet de destination mondiale visant à apporter de nouvelles expériences aux visiteurs, quelles soient individuelles ou collectives. Historiquement, il s’agit d’une démarche initiée par Auchan. Le groupe est un spécialiste du retail, mais il s’est posé la question de la pérennité de son modèle à l’heure où le digital envahit nos quotidiens. La démocratisation du frigidaire et de la voiture individuelle a permis l’essor de la grande distribution. C’est un secteur qui connaît les évolutions des modes de vie et de consommation. Le digital joue aujourd’hui un rôle important dans ces évolutions et Auchan est constamment challengé par les nouveaux usages numériques. C’est dans ce contexte que le groupe a mis en place ce projet très commercial mais qui a une vision à 30 ans. Des futurologues, urbanistes, professionnels du Tourisme ont été consultés pour le mettre en place.
Le but est de donner aux visiteurs l’accès à tout ce dont ils ont besoin au même endroit, à la manière d’un supermarché. Nous ne souhaitons pas concurrencer l’offre digitale, mais nous adapter à un monde physique bouleversé par le digital. Un monde où tout est en « real-time », où l’on doit trouver tout, tout de suite. Aujourd’hui, la population souhaite être connectée en permanence et recherche dans le même temps des lieux où elle peut se déconnecter. Notre conviction, c’est que le monde physique doit être aussi attractif que le monde digital. Sinon, le premier disparaîtra à la faveur du second.
A Europacity, il sera possible de se divertir, d’avoir des relations sociales, d’acheter. Nous allons créer une unité de lieu et de temps comme sur Internet. Il sera possible de profiter d’un parc aquatique, d’un parc à neige, d’assister à des évènements, de rencontrer d’autres personnes et de partager. Nous voulons en faire un théâtre de l’expression et de la valorisation de l’individu. Un lieu qui, grâce au digital, permettra de montrer ce que l’on a réalisé.

Quels sont vos objectifs avec ce projet ?  

Il s’agit de l’investissement privé le plus important depuis Disneyland Paris. Le projet est de la même nature, sauf que nous voulons créer un environnement plus urbain qui répond aux attentes des habitants d’une métropole. Nous prévoyons 31 millions de visites à horizon 2025, soit un an après l’ouverture. Contrairement à une majorité d’offres touristiques mono-produit, le lieu vivra sans cesse. Il proposera des espaces de loisirs mais aussi des équipements nocturnes. Avec le projet du Grand Paris du gouvernement, une ligne de métro automatique et une gare permettront de faciliter l’accès depuis Paris, presque sans interruption.

Quel est le message que vous allez porter aux Entretiens de Vixouze ?

Si la France ne comprend pas le monde qui vient, elle connaîtra la même situation qu’aujourd’hui. Hier, elle était un des premiers acteurs de la révolution industrielle et aujourd’hui elle a décroché.  Si elle ne fait rien, elle ne sera plus la première destination mondiale dans 20 ans. Il faut notamment que Paris s’appuie sur ses atouts et qu’elle propose des offres touristiques diversifiées, alignées avec les standards internationaux. Nous ne pouvons plus nous contenter de la Tour Eiffel pour attirer les touristes. Le Grand Paris devrait jouer un rôle dans cette nouvelle attractivité pour désengorger le centre de la capitale. Il faut mettre en place une externalité positive et qualitative et voir les choses en grand, dans tous les sens du terme.

Il y a quelques jours, l’aménagement du Triangle de Gonesse a reçu un avis défavorable de la part d’une enquête publique sur la révision du PLU (plan local d’urbanisme). Quelle est votre réaction ?

D’abord, j’aimerais clarifier certains points. Cet avis défavorable concerne l’ensemble du projet d’urbanisation du Triangle de Gonesse, soit 300 hectares. Europacity ne représente que 80 hectares. Ce n’est donc pas notre projet qui est critiqué directement, mais bien l’ensemble du projet d’aménagement. Cette enquête repose sur le témoignage de 28 personnes ainsi que sur 252 mails qui critiquent le projet. L’année dernière, 2000 personnes ont été conviées pour donner leur avis et les critiques étaient bien moins virulentes. En confrontant les idées avec d’autres personnes, les réfractaires ont bien vu que l’impératif social était fort. Ce qu’il faut retenir, c’est que ce projet a pour vocation à désenclaver l’est du Val d’Oise et à créer des emplois pour les personnes vivant aux alentours.

Plus d’infos et inscriptions aux Entretiens de Vixouze ici

Plus d’infos sur l’intervention d’Europacity aux Entretiens ici

 

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