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Timescope, la borne qui met en avant le patrimoine

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© Genaro Bardy

Un an après l’installation de sa première borne de réalité virtuelle en face de la Bastille, la startup Timescope développe de nouveaux projets. Elle vient de signer avec Aéroports de Paris et compte bien améliorer sa borne avec de nouvelles technologies, notamment sensorielles.

Après l’installation de deux bornes de réalité virtuelle à Bastille et sur les Rives de Seine, Timescope dévoile un nouveau projet en partenariat avec les Aéroports de Paris (ADP).  L’idée ? « Projeter les passagers en transit dans les Aéroports de Paris dans des lieux emblématiques de la ville », nous explique Adrien Sadaka, Co-fondateur et CEO de la startup.

Grâce à cette « machine à voyager dans le temps » dédiée aux espaces touristiques, les voyageurs en transit peuvent se projeter dans des destinations proposées par les aéroports. Manifestement, le but de cette opération est de donner envie aux voyageurs de découvrir et d’explorer de nouvelles villes.

Timescope séduit utilisateurs, presse et prospects

Ce nouveau projet pourrait vraisemblablement plaire puisque la jeune pousse a reçu des avis très positifs sur le produit de la part des utilisateurs, de la presse mais aussi des prospects : « Nous avons installé la borne sur les rives de Seine il y a deux semaines et nous comptons déjà 4 000 utilisations », souligne le CEO de Timescope.

Pour Adrien Sadaka, la borne de réalité virtuelle de Timescope est un véritable outil transgénérationnel et un réel objet de mise en avant du patrimoine, pour tout type de public. La borne des berges de Seine, qui permet de situer les utilisateurs dans la Paris d’antan, plaît beaucoup aux petits de 6-7 ans comme à leurs parents, ainsi qu’aux adolescents qui se découvrent presque une passion pour l’Histoire. La borne a même séduit la Maire de Paris, Anne Hidalgo, lors de l’inauguration de la borne sur les Rives de Seine. Pour le co-fondateur de Timescope, les premiers objectifs sont atteints: « Nous voulions aider les lieux touristiques à proposer des expériences exceptionnelles, uniques et différentes avec du contenu sur mesure ». Pour le CEO de Timescope, la machine offre une réelle expérience de voyage culturelle, historique et pédagogique dans le passé.

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© Timescope

Plus qu’un outil qui transporte dans le passé, la borne de Timescope projette également ses utilisateurs dans le futur, illustrant « une vision artistique de l’avenir et relevant davantage de l’urbanisme que du Tourisme », déclare Adrien Sadaka. C’est tout de même l’originalité et la nouveauté du concept « Made in France » de Timescope, en plus de sa simplicité d’utilisation, qui attire de nombreuses organisations telles que les mairies, les gares et les offices de tourisme. « Nos prospects ont déjà testé toutes les solutions, comme les parcours touristiques avec des tablettes et des casques ou encore la création d’applications ludiques téléchargeables, déclare le co-fondateur de la startup, Ce sont des solutions de faible interactivité, les téléchargements sont contraignants et les parcours manquent d’immersion ». Ainsi, pour Adrien Sadaka, la borne de Timescope constitue pour les lieux touristiques  un « totem » répondant aux besoins des clients et des utilisateurs.

La technologie au cœur du concept                             

En plus de mettre la réalité virtuelle à disposition du grand public, Timescope propose un système de paiement sans contact pour la borne située à Bastille (celle sur les Rives de Seine est gratuite). Elle permet donc générer un revenu supplémentaire pour les clients.

Pour les utilisateurs, il y a également la solution vocale sur mesure qui apporte une ambiance sonore à chaque lieu contextualisé par la borne. « Par exemple, pour les berges de Seine, on a une vraie reconstitution sonore et des commentaires audio qui expliquent ce que les gens voient », déclare le CEO de Timescope. Dirigé vers les oreilles, ce système sonore directionnel leur permet de s’immerger complètement dans l’environnement qu’ils observent à travers la machine.

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© Genaro Bardy

Quel futur pour la borne de Timescope ?

« Notre produit va continuer à s’améliorer au fur et à mesure que les nouvelles technologies évoluent », déclare Adrien Sadaka. Le CEO explique que Timescope développera sûrement l’idée de projeter les utilisateurs à l’intérieur de bâtiments et réfléchira éventuellement à un moyen de développer l’interaction sensorielle de la borne… Une fonction olfactive peut-être ?

L’entreprise sera également amenée à travailler sur de nouveaux designs et modèles pour leur borne de réalité virtuelle. Elle réfléchit actuellement à des formes de mobilier pour des lieux surveillés, comme des musées.

En ce qui concerne les partenariats, l’entreprise peut déjà compter sur Aéroports de Paris et les gares du Grand Paris pour installer sa création. Selon Adrien Sadaka, Timescope a également séduit un hôtel hors de Paris, une mairie normande et quelques offices de tourisme français qui loueront ou achèteront la borne pour des projets encore non révélés. Quant à la prospection à l’étranger : « En ce moment, nous ne faisons pas de recherche pro active. Nous faisons beaucoup de R&D et nous nous contentons de répondre à la demande grandissante de la part des prospects », souligne Adrien Sadaka. Ainsi, Timescope déploiera dans un premier temps sa borne de réalité virtuelle en France, pays riche en Histoire et en Patrimoine.

© Photo d’ouverture : Genaro Bardy

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