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Une entreprise belge implante des puces dans ses employés

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En Belgique, la société New Fusion a équipé certains de ses salariés volontaires d’une puce RFID placée sous la peau de la main. Elle contient plusieurs données personnelles et leur permet d’effectuer plusieurs tâches.

C’est un véritable marché aux puces qui se développe en Belgique. Pas de vêtements ni de meubles dans celui-ci, mais des employés « augmentés ».  La société Newfusion, basée à Malines dans le nord de la Belgique et spécialisée dans le marketing digital, a équipé 8 de ses salariés volontaires d’une puce RFID (sans contact) placée sous la peau entre le pouce et l’index. De la taille d’un grain de riz, elle renferme les données de son possesseur et permet de faire plusieurs choses : ouvrir les portiques d’entrée, déverrouiller son ordinateur ou payer son repas à la cantine. « L’idée provient d’un collaborateur qui oubliait souvent son badge », a expliqué Tim Pauwels, l’un des dirigeants de New Fusion au micro de la RTBF. Il semblerait qu’il s’agisse également d’un amateur de sicence-fiction…

La puce, qui coûte 100 euros pièce à l’entreprise, soulève beaucoup d’inquiétudes de la part d’observateurs, évoquant un effet « Big Brother ». Pour la société belge, il s’agit surtout d’un système ludique, en aucun cas obligatoire et bien moins dangereux qu’un smartphone. Pour prouver sa bonne foi, elle a par exemple refusé de géolocaliser les salariés par ce biais.

Certaines sociétés dans plusieurs pays comme en République tchèque ou en Suède ont aussi équipé leurs collaborateurs. Aux États-Unis, le système profite aux malades d’Alzheimer. En France on en voit les prémices avec le groupe Sanofi. Il a distribué aux salariés de son site de Gentilly des puces permettant de les géolocaliser. Elles ne sont pas implantées sous la peau, mais sur leur badge, afin d’observer les flux de circulation dans les bâtiments. Une collecte d’informations qui fait elle aussi l’objet de nombreuses polémiques.

Photo du slider : Fotolia – NLshop

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