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Les chroniques de TOM T : choisir son voyage dans un « catalhologram »

Hologramme_tourisme

Dans cette troisième chronique de Tom T.,  les hologrammes sont devenus des supports d’inspiration.

Cette année la 47ème édition de l’IFTM TOP RESA présente en exclusivité les nouveaux catalogues de voyage de « Travel monde ». L’entreprise a décidé de frapper fort et a mis au point un tout nouveau catalogue immersif « le catalhologram ». Ce catalogue permet de découvrir les destinations, les hébergements et les activités de façon 100 % immersive. Il se présente sous forme de tablette dont on tourne les pages holographiques. Chaque page est un mini-hologramme haptique d’une photo de la destination. Un peu comme un de ces vieux livres d’images pop-up qui se déploit en trois dimensions. Tom peut donc voir sa destination sous toutes les coutures.

Tout d’abord il peut toucher les photos, mais en 3 dimensions. Ce ressenti est possible grâce aux technologies haptiques qui sont capables de reproduire le relief d’une matière en utilisant un système de coussin d’air haute pression entre la surface de l’hologramme et le doigt de Tom à travers l’émission de vibrations ultrasoniques. Il peut donc par exemple toucher la soie des draps ou ressentir la finesse du travail de marqueterie de ce plateau d’un marché marocain. Mais, et c’est l’un des clous du catalogue, il peut aussi caresser un tigre, un crocodile ou bien tout simplement toucher des fleurs.

Il peut aussi sentir les images. Les odeurs reconstituées sont diffusées directement dans ses narines par des mini-diffuseurs qui s’activent à chaque nouvelle page. Il peut sentir l’odeur du sous-bois et des champignons pour ce séjour dans la campagne périgourdine ou bien l’odeur des champs de lavande de la région de Grasse. Cette photo d’un guitariste de la Havane qui fume tout en jouant dégage une odeur de cigare et il a failli éternuer devant la photo de l’étal d’un vendeur de poivre de la région de Sichuan. Cette technologie qui perçoit, transmet et reçoit des odeurs via un média numérique, a été mise au point dans les années 2010. Grâce à des nez électroniques on réalise une sorte de photographie olfactive de la scène choisie qui est diffusée numériquement à travers le catalogue. Vous vous en souvenez sûrement mais au début les odeurs étaient très limitées : rose, café, chocolat et elles étaient terriblement synthétiques. Maintenant, ces photographies olfactives sont devenues très fiables et permettent une véritable immersion dans la destination.

Donc Tom peut toucher et sentir les images. Et ce qui est le plus étonnant c’est qu’il peut aussi goûter. Lorsque le système est apparu en 2014, il fallait poser une électrode sur le bout de la langue et vous ressentiez une saveur virtuelle via un faible courant électrique et une infime variation de température. Maintenant Tom perçoit les saveurs avec une mini pastille sur la langue qui permet de ressentir de multiples goûts grâce à une connexion sans fil. Et s’il avale la pastille, pas de problème, elle est biodégradable comme toutes les interfaces en contact avec le corps (Norme NF de juin 2022). Alors, il essaie tout : ces appétissantes brochettes posées sur un grand feu sur une plage de Hawaï ou bien le thé au beurre de Yack qui fume devant cette yourte.

Avec le « catalhologram » Tom va donc pouvoir choisir sa destination en toute connaissance de cause. Et si au début de l’apparition de ces technologies, des esprits chagrins disaient que cela casserait la surprise, qu’ayant tout découvert le touriste serait blasé ,et bien pas du tout, c’est le contraire qui s’est passé. En ayant eu un avant-goût de la destination à travers ses produits emblématiques, l’envie de Tom a été démultipliée car il sait bien que quelle que soit la qualité de la reproduction d’un goût ou d’une odeur, rien ne vaut la réalité. Mais ça, il n’y a que les voyageurs de 2025 qui le savent car ils en ont eu la double expérience.

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2 Comments

  1. mococha@mococha.com'
    Marie-Hélène Gantois Kammerer
    16 février 2017 at 19 h 48 min — Répondre

    Super article, merci !

  2. alexandre@nestora.com'
    Nestora
    16 février 2017 at 22 h 35 min — Répondre

    Merci Sophie de cet article de 2017 qui aurait été de la SF il y a encore quelques années. Les photographes ont un bel avenir.
    Si Rembrandt avait eu des « pinceaux numériques » il les aurait utilisés… Alexandre

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