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La technologie au service de l’écologie dans le Tourisme

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Entre mer, ciel et terre, la course à l’écologie et au développement durable fait rage. A l’heure des prises de consciences environnementales, où se situe le Tourisme dans l’écologie ? Et comment les technologies peuvent aider à respecter l’environnement?

Le secteur du Tourisme représente plus de 5% du PIB mondial, plus de 235 millions d’emplois dans le monde et environ 30% des exportations mondiales de services. A cela, il convient d’ajouter que le Tourisme est souvent synonyme de détérioration et de pollution de l’environnement, de pillage des ressources naturelles, en partie à cause de l’impact du transport aérien et des aménagements. Ernst Haeckel, biologiste allemand, est à l’origine du terme écologie en 1866. Il le définit comme l’étude des relations entre les être vivants et leur environnement. Aujourd’hui et surtout depuis la norme ISO 14001, de nombreuses entreprises et associations tentent de trouver des solutions aux problèmes de la pollution, du  respect de l’environnement et de l’emprunte énergétique dans le Tourisme.

« Un bel avion est un avion qui vole bien »

C’est ce que disait Marcel Dassault. Pour le Tourisme, un bel avion est un avion qui vole proprement. C’est pour cette raison que de nombreuses recherches ont été faites afin de trouver des alternatives au rejet de gaz à effets de serre émis par le moteur des avions.  Le domaine de l’aviation s’est alors penché sur les biocarburants, qui sont des carburants alternatifs au kérosène. Ce sont des carburants liquides produits à partir de matières végétales ou organiques. Il en existe pour le moment deux types:

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Source : Travel On Move
  • Le biodiesel, fabriqué à partir d’huile végétale ou animale. Plusieurs huiles ont été testées : l’huile de Jatropha, l’huile de Babassu, l’huile de noix de coco et l’huile d’algues. L’huile d’algue étant la plus prometteuse car elle permet de synthétiser dix à trente fois plus d’huile à l’hectare que les plantes.
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    Source : Travel On Move

    Le bioéthanol, produit à partir de la fermentation et de la distillation des sucres de betterave, de blé, de maïs ou de canne à sucre. Il sont ensuite transformés en alcool appelé éthanol.

Les moteurs d’avion fonctionnant au bio carburant rejettent moins de gaz polluants. Cependant, les plantes utilisées doivent être produites en très grandes quantités chaque année. Aucune entreprise est spécialisée dans ce genre de production à l’heure actuelle. L’utilisation à grande échelle de ce genre de carburant est donc compromise du fait de sa faisabilité et de son coût. De plus, les produire reviendrait à détruire plusieurs forêts et cultures pour pouvoir gagner seulement quelques milligrammes de CO2. Aujourd’hui, il est donc difficile de les considérer comme comme des carburants du futur mais ils se retrouvent être l’une des seules alternatives pour que l’aviation soit plus écologique. Certaines compagnies comme United Airlines se sont déjà lancées dans le biocarburant.

Plus futuriste et utopiste, le designer espagnol Oscar Viñals a conçu le Progress Eagle qui pourrait être l’avion de demain. Son emprunte écologique a pour ambition d’être nulle grâce à l’hydrogène. L’artiste est même allé plus loin en imaginant que son avion pourrait récupérer l’air en plein vol pour ingérer des molécules néfastes comme le CO2. Airbus, lui, a pour projet de produire un avion tout électrique d’ici 2030, l’E-fan.

« Homme libre, toujours tu chériras la mer ! »

Baudelaire serait si déçu de voir que ce n’est pas toujours le cas. Aujourd’hui, la biodiversité marine se voit menacée, notamment par les anti-foulings (peinture contenant des biocides pour empêcher les corps aquatique de s’accrocher à la coque du bateau et qui sont néfastes) et par la pollution provenant des carburants se déversant dans les ports. D’ici 2050, les émissions de gaz à effet de serre des transports maritimes pourraient être multipliées par deux ou trois, selon l’organisation maritime internationale. Les biocarburants peuvent être une alternative à la pollution des eaux. Des chercheurs ont aussi pensé à un moteur électrique fonctionnant grâce aux éoliennes ou aux panneaux solaires. Il n’émettra alors que de la chaleur et de l’énergie mécanique. Cependant, en fonction de la façon dont le moteur produit de l’énergie, certains taux, comme celui du dioxyde de carbone, peut être équivalent à celui d’un moteur thermique. Le moteur électrique écologique ne l’est donc plus vraiment.

Certains projets voient le jour, comme le Greenboat, pensé par la COBAS (communauté d’agglomération du bassin d’Arcachon Sud). Le but était de concevoir un « bateau propre » effectuant des liaisons de transport alternatives et écologiques sur le bassin d’Arcachon. Son domaine d’action est donc environnemental : préservation et valorisation du bassin.  La carène du bateau (la partie se trouvant dans l’eau) respecte le milieu aquatique grâce au choix des types de matériaux et son moteur est hybride.

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Le Skysails Navire

SkySails Navire, lui, utilise le vent pour faire avancer ses bateaux. Il suffit d’une toile, d’une corde, d’un système de lancement et de récupération et d’un système de commande pour un fonctionnement automatique. Le vent étant moins cher que le pétrole, ce système en plus d’être écologique, est économique.

Le Tourisme nautique a donc beaucoup d’avenir en terme d’écologie et de maitrise des énergies. Des efforts restent à faire afin de limiter voire éliminer complètement la pollution des eaux par les bateaux.

Selon les maori, « La terre est une mère qui ne meurt jamais »

Un beau proverbe qui deviendra réalité, sauf si chaque secteur et notamment celui du tourisme et chaque particulier ne fait rien pour arrêter de la tuer. Selon le rapport SECTEN du C.I.T.E.P.A. (Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes de la Pollution), le Bâtiment serait le premier secteur consommateur d’énergie avec 43% de l’énergie utilisée en France devant le Transport (32%), l’Industrie (21%) et l’Agriculture (2%). Les deux tiers de cette consommation d’énergie et la majeure partie des émissions de CO2 proviennent du chauffage. Pour inverser cette tendance, il s’agit de maîtriser la demande d’énergie, daméliorer le rendement énergétique pendant la production et la conversion des énergies fossiles, de remplacer des énergies fossiles par des énergies contenant moins ou pas de carbone. Pour cela, plusieurs projets sont en cours comme le projet NEZEH ayant pour but d’encourager la transition énergétique dans le secteur hôtelier en rénovant des hôtels déjà existant afin de les rendre « zéro énergie ». De plus, les technologies peuvent aussi permettre de réduire la consommation, notamment grâce au digital. En effet, la plateforme digitale permet de régir, d’une façon ou d’une autre, une quantité importante de données au sujet de la production et la consommation.  Cette abondance peut permettre de réaliser une opération qui prend une dimension essentielle avec l’essor des énergies renouvelables: l’effacement de la consommation électrique. En cas de déséquilibre entre l’offre et la demande, il permet de réduire momentanément la consommation physique d’un site ou d’un groupe d’utilisateurs. L’arrêt automatique du chauffage d’un logement pendant 15 ou 30 minutes n’aura pas d’impact direct sur le confort ou aura un impact limité s’il est correctement anticipé. Cette capacité d’intervention à distance est essentielle lorsque le bâtiment produit lui-même de l’électricité photovoltaïque. Comme sa production locale varie selon l’heure et le temps et correspond rarement aux périodes de consommation, il est indispensable de stocker localement, de transporter l’électricité en surplus ou d’en importer de l’extérieur. Il faut alors des échanges de données, à la fois à l’intérieur du site et entre le site et l’extérieur. Ce type d’installation peut être utile pour un hôtel, des gîtes, mobile-home, ou un restaurant.

Image d’ouverture : Fotolia – Adam121

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4 Comments

  1. 16 juin 2016 at 15 h 41 min — Répondre

    […] Le secteur du Tourisme représente plus de 5% du PIB mondial, plus de 235 millions d’emplois dans le monde et environ 30% des exportations mondiales de services. A cela, il convient d’ajouter que le Tourisme est souvent synonyme de détérioration et de pollution de l’environnement, de pillage des ressources naturelles, en partie à cause de l’impact du transport aérien et des aménagements. Ernst Haeckel, biologiste allemand, est à l’origine du terme écologie en 1866. Il le définit comme l’étude des relations entre les être vivants et leur environnement. Aujourd’hui et surtout depuis la norme ISO 14001, de nombreuses entreprises et associations tentent de trouver des solutions aux problèmes de la pollution, du respect de l’environnement et de l’emprunte énergétique dans le Tourisme.  […]

  2. […] 6 tendances à surveiller sur les réseaux sociaux. Facebook : les photos à 360° sont disponibles. La technologie au service de l’écologie dans le Tourisme. […]

  3. […] Source : La technologie au service de l’écologie dans le Tourisme | TOM […]

  4. 20 juin 2016 at 12 h 03 min — Répondre

    […] Travel On Move  […]

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