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Comment devenir le superman du business travel ?

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A l’occasion de l’évènement GBTA Conference 2015 qui s’est déroulé du 9 au 11 novembre, le gourou de l’innovation Dietmar Dahmen est venu expliquer aux professionnels du voyage d’affaires pourquoi il était nécessaire d’innover et de transformer son entreprise dans un discours très inspirant.

« Souvent, nous n’aimons pas le changement. Un très bon ami à moi vit sur une planète appelée Krypton. Cette personne c’est Superman. A un moment donné, Krypton a explosé. Tout a changé, c’était horrible pour lui. Son business model a disparu, ses clients aussi et son réseau. Il s’est donc envolé pour un nouvel endroit. Sur la Terre, il avait de nouveaux espoirs. Changer de planète lui a permis d’imaginer un futur plus grand. La planète lui a donné de nouveaux pouvoirs. Le changement l’a rendu puissant. Mais pour avoir cette force, il a dû laisser les vieilles habitudes derrière lui » : voilà comment Dietmar Dahmen a introduit l’idée d’évoluer au début de son discours aux professionnels du business travel avec sa manière bien à lui de faire le show.

Surpasser ses limites

Il a ensuite enchaîné sur la nécessité d’aller à contre courant, de détruire les barrières, même si cela implique de fermer des divisions au sein de sa société et de ne pas plaire à tout le monde. Pour illustrer ses propos, Dietmar a donné l’exemple de Tesla : « Quand Elon Musk a décidé d’investir dans Tesla, tout le monde pensait que cette voiture n’avait pas d’utilité. Elon Musk s’est dit ‘ok elle n’a pas d’utilité, pas d’amplitude, pas de réseau, je me lance quand même’. Et il a conçu une voiture que tout le monde voulait. Ce n’était pas facile, mais il a surpassé ces freins ». Le changement survient, qu’on ne le veuille ou non. Même si parfois le nouveau produit ou service est illégal, comme l’a été la voiture a ses prémices. « Il ne s’agit pas de créer son site Internet et de dire, allongé dans son canapé, ‘nous avons un site, c’est fait. L’application est terminée. Qu’est ce que je peux faire maintenant ?’ Il y aura toujours des nouvelles choses à développer ou à combattre », a continué le brand guru. C’est ce qui est en train de se passer en ce moment avec Airbnb ou Uber. Selon lui, les entreprises établies n’ont pas vu la sharing economy venir, elles n’ont pas pris le virage. Demain il se passera peut-être la même chose avec les robots.

Ne pas rester immobile

L’une des technologies qui a bouleversé le business travel selon Dietmar Dahmen est le téléphone. « Les gens ne savaient pas quoi en faire. Du coup ils ont fait comme d’habitude, ils en ont donné un à la reine d’Angleterre. Puis, il a évolué jusqu’à l’arrivée du téléphone portable. Personne ne savait en quoi il pouvait être utile, le monde marchait déjà très bien sans smartphone. Pourtant, tout était plus simple maintenant. Et ça a été pareil avec le smartphone ensuite ». Le problème avec la majorité des sociétés, c’est qu’elles ne sont pas capables de se transformer jusqu’à changer d’identité : « Aucun fabricant de bougies ne s’est lancé dans la fabrication d’ampoules électriques. Aucun fabricant de calèche ne s’est lancé dans la construction d’automobiles. Ils ont vu ces nouveautés venir mais n’ont rien fait. Ils ne voyaient pas en quoi cela les concernait ». C’est la même situation aujourd’hui, les professionnels du Tourisme doivent penser autrement et ne pas dire que la réalité virtuelle, le Big Data ou les wearables n’ont rien à voir avec leur business, selon lui.

Identifier les besoins, modifier les moyens

Selon Dietmar Dahmen, certains besoins resteront toujours les mêmes : les gens veulent écouter de la musique et ils doivent voyager pour leur travail et rencontrer d’autres personnes. C’est dans la manière de répondre à ces besoins qu’il faut constamment évoluer. Par exemple, l’Allemagne a toujours été leader dans l’automobile. Elle répondait à un besoin qu’est la mobilité. Désormais, elle évolue et développe des services de partage de véhicules et travaille sur les voitures autonomes. Même besoin, mais des manières de les satisfaire différentes. Il faut maintenant répondre à un nouveau besoin qu’est la simplicité. Les gens utilisent plus souvent leur smartphone que leur appareil photo car ils l’ont dans la poche, c’est plus pratique.

« Tout est plus simple avec l’Internet of things car tout est connecté. Mais il s’agit plutôt de l’Internet of myself car c’est moi qui pilote tout. Je suis au centre de tout. C’est moi qui réserve mon hôtel ou mon taxi, ce ne sont plus des standardistes. C’est donc à l’utilisateur directement que doit s’adresser les services. Et cela est encore mieux lorsqu’ils font partie d’un seul écosystème », a continué le brand guru avant de conclure, « C’est un fait, tout le monde aime le statu quo et sa zone de confort. Personne n’aime se battre constamment. Mais la croissance ne se trouve qu’à l’extérieur de sa zone de confort ».

Illustration : Fotolia – maxutov

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