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MetrixLab: « La data peut rendre con »

Le titre de la conférence de Guillaume Weill, CEO de MetrixLab, en a interpellé plus d’un lors de net Managers, qui s’est déroulé le mois dernier à Shanghai. Il a milité pour un audit systématique de la donnée et une ouverture des acteurs du Tourisme vers les nouveaux métiers. 

Légèrement provocateur, Guillaume Weill ? Il est vrai que dans l’engouement qu’ont, depuis quelques années, les industries pour le Big Data, le « V » de « volume » est le plus souvent mis à l’honneur à l’évocation des fameux « 3 V » : volume, vélocité (ou vitesse), variété. Et si cela tombe sous le sens, TOM aime à rappeler que certains spécialistes et éditeurs de solutions technologiques caractérisent le Big Data avec un 4e « V », celui de la véracité. Pour autant, ce n’est pas parce que toutes les données sont nombreuses et exactes que les entreprises sont plus « intelligentes ».

C’est ce que constate régulièrement la CEO de MetrixLab, Guillaume Weill, qui a pris la parole à l’occasion de la 9e édition de net Managers. Selon lui, en termes de Big Data, les entreprises évoluent en passant d’un stade où elles collectent des données les plus exactes possibles à un stade où elles vont connecter ces données entre elles. Or, « la circulation de l’information devient beaucoup plus rapide donc nous avons un flux continu extrêmement important comme si c’était du streaming de data. Notre métier change donc totalement. » De fait, le risque croît. « Il y a 5 ou 10 ans, on utilisait de petites quantités de données, mais aujourd’hui, les volumes sont beaucoup plus importants. » Par conséquent, les décisions prises en se basant sur de mauvaises informations –ou des informations exactes sorties de leur contexte- peuvent avoir des conséquences néfastes pour l’entreprise.

A l’heure où les entreprises cherchent à relier directement les données aux indicateurs de performance pour comprendre pourquoi le taux de conversion diminue, pourquoi l’internaute quitte toujours le site à tel ou tel instant, Guillaume Weill avertit les net Managers : « n’oubliez pas que la data peut rendre ‘con’. Il est donc primordial d’auditer la qualité de la donnée.» Pour lui, il ne faut rester passif par rapport à la donnée collectée et il faut se donner les moyens d’aller, parfois, chercher d’autres données. « Travailler sur l’intégralité des données apporte plus de valeur, poursuit Guillaume Weill. Aujourd’hui, on peut tout mettre en équation, mais le risque est d’être déconnecté de l’utilisateur. Il faut toujours confronter la data à la réalité. » Et d’estimer que la recherche de la donnée, la vérification et le nettoyage représentent 50% dédiés aux projets de Big Data ! « La gestion de la data est un enjeu managérial. La responsabilité de cette tâche doit être mise entre les mains du line management. » Enfin, Guillaume Weill conseille aux décideurs de mettre en relation les créateurs de data aux utilisateurs de ces mêmes données, de se doter de nouvelles compétences en intégrant à leur organisation de nouveaux métiers tels que les fameux data scientists.

Les spécialistes de la Data estiment en effet que la loi de Pareto (80 % des effets sont le produit de 20 % des causes, NDLR) est quasiment toujours respectée. Il est donc primordial d’identifier ces 20%.

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  1. 4 juillet 2014 at 9 h 24 min — Répondre

    […] Le titre de la conférence de Guillaume Weill, CEO de MetrixLab, en a interpellé plus d’un lors de net Managers, qui s’est déroulé le mois dernier à Shanghai.  […]

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